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RDC : Près d’un milliard de dollars à rembourser en 2026, le pari délicat du gouvernement sur la dette publique
Le gouvernement de la République démocratique du Congo prévoit de consacrer 991,9 millions de dollars américains au remboursement de la dette publique au cours de l’exercice budgétaire 2026. Cette projection figure dans les documents officiels de la loi de finances, traduisant la volonté des autorités de renforcer la crédibilité financière du pays et de respecter leurs engagements vis-à-vis des créanciers.
Entre dette intérieure et obligations extérieures
Ce montant global englobe à la fois le service de la dette extérieure, contractée auprès des partenaires internationaux et institutions financières, ainsi que celui de la dette intérieure, liée notamment aux fournisseurs de l’État, aux entreprises publiques et à certains engagements sociaux. L’objectif affiché est de réduire progressivement la pression de l’endettement sur les finances publiques.
Un signal de discipline budgétaire et de crédibilité internationale
À travers cet effort, le gouvernement entend envoyer un signal fort de discipline budgétaire, tant aux partenaires techniques et financiers qu’aux investisseurs potentiels. Le respect du calendrier de remboursement est perçu comme un facteur clé pour améliorer la notation financière du pays et faciliter l’accès à de nouveaux financements à des conditions plus favorables.
Des défis persistants pour l’économie nationale
Malgré cette ambition, le remboursement de près d’un milliard de dollars constitue un défi majeur, dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales, des besoins urgents en infrastructures et une économie encore vulnérable aux chocs internes et externes. La capacité de mobilisation des recettes internes et la stabilité macroéconomique seront déterminantes pour tenir cet engagement sans compromettre les dépenses sociales prioritaires.
Un équilibre délicat à maintenir
Pour 2026, le gouvernement congolais devra donc trouver un équilibre délicat entre le service de la dette, le financement du développement et la réponse aux besoins quotidiens de la population. La réussite de cette stratégie dépendra autant de la rigueur dans l’exécution budgétaire que de la poursuite des réformes économiques et fiscales engagées.
Tchèques Bukasa
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Circulation à Kinshasa : 3 000 agents déployés dans 60 carrefours pour renforcer la discipline routière dès le 26 janvier
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a annoncé une série de mesures strictes visant à lutter contre l’incivisme routier, responsable de nombreux embouteillages et accidents dans la capitale congolaise.
Lors d’une communication faite le lundi 19 janvier, l’autorité urbaine a affirmé sa volonté d’agir avec « fermeté et responsabilité » afin de restaurer l’ordre sur les routes et de protéger la vie des usagers.
À partir du lundi 26 janvier, une mission mixte permanente de 3 000 agents sera déployée dans la ville. Cette équipe regroupera des éléments de :
- la Police nationale congolaise (PNC),
- la Division urbaine des Transports,
- la Brigade spéciale de protection de l’environnement,
- la Régie des fourrières et du contrôle technique.
Ces agents seront positionnés dans 60 carrefours stratégiques, ainsi que sur plusieurs axes routiers jugés sensibles ou particulièrement congestionnés.
Selon le gouverneur, leur mission consistera à :
- faire respecter la loi et les règlements en vigueur,
- fluidifier la circulation routière,
- garantir la sécurité des usagers.
« Désormais, le respect du Code de la route n’est plus une option, mais une obligation », a-t-il martelé.

Les contrôles annoncés porteront notamment sur l’exigence stricte des documents réglementaires. Les agents devront vérifier :
- le permis de conduire,
- le certificat de contrôle technique valide,
- la vignette,
- l’assurance,
- l’autorisation de transport,
- le respect de la grille tarifaire dans les transports en commun.
À travers ces mesures, le gouvernement urbain entend répondre aux plaintes récurrentes des Kinois face au désordre routier, aux embouteillages chroniques et aux comportements à risque observés chez certains conducteurs.
Dorcas Ntumba
