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Toilettage du fichier paie des enseignants : Face au flou persistant, la MINETAT Raïssa Malu Dinanga appelée à briser le silence

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Le fichier de paie des enseignants, géré par la DINACOPE, a fait l’objet d’un vaste toilettage au dernier trimestre de l’année écoulée. Cette opération, annoncée conjointement par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et la MINETAT à l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU-NC), Raïssa Malu Dinanga, visait à récupérer des ressources financières afin de régulariser la situation salariale des enseignants non payés (NP).

Dans son rapport annuel 2025, relayé par la cellule de communication du ministère, l’EDU-NC a indiqué avoir économisé près de 11 milliards de francs congolais à Kinshasa grâce à cet assainissement. Depuis cette annonce, cependant, un silence prolongé s’est installé, alimentant interrogations et spéculations au sein de l’opinion publique.

Kinshasa, et après ? Les provinces dans l’attente

Si la capitale a été citée comme exemple dans le rapport ministériel, aucune communication officielle n’a été faite sur les résultats du toilettage dans les autres provinces. De même, le sort réservé aux enseignants NP en ce premier trimestre de l’année 2026 demeure incertain. Dans les écoles et les bureaux gestionnaires, rumeurs et attentes se mêlent, dans un climat d’impatience croissante.

Des réserves au sein même de la mission

Un syndicaliste, membre de la mission de toilettage, a confié à notre rédaction que la publication des résultats globaux dépendrait de la mise en place préalable d’une commission de compilation et de validation des données, sous l’autorité du Secrétaire général à l’EDU-NC. À cette occasion, il a vivement critiqué le caractère partiel du rapport publié pour la seule ville de Kinshasa, estimant qu’il ne reflète pas l’ampleur nationale de l’opération.

La stratégie du silence expliquée

De son côté, une source interne à la cellule de communication du ministère s’est limitée à cette déclaration : « Concernant la régularisation des salaires des enseignants NP, le ministère communique peu, voire difficilement. C’est une politique adoptée pour éviter des frustrations. »

Une justification qui peine toutefois à convaincre sur le terrain, où l’absence d’informations claires est perçue comme un facteur de démotivation.

Les enseignants NP entre espoir et lassitude

Malgré tout, les enseignants non payés gardent en mémoire les promesses des autorités et nourrissent l’espoir d’une issue favorable d’ici la fin du mois.

À Kisenso, certains témoignent : « Nous avons suivi les déclarations de la Ministre Raïssa Malu et le discours du Chef de l’État. S’il y a eu des fonds récupérés à Kinshasa, l’heure doit être venue pour que les véritables bénéficiaires soient remis dans leurs droits. »

Un impact direct sur la qualité de l’enseignement

Pour plusieurs chefs d’établissements scolaires, le silence du ministère pèse lourdement sur le rendement des enseignants. Dans de nombreuses écoles de la périphérie de Kinshasa, la qualité de l’enseignement serait en baisse. « Ventre affamé n’a point d’oreilles », résume l’un d’eux, appelant la MINETAT à communiquer clairement afin de restaurer la confiance et la motivation du personnel enseignant.

Des questions toujours sans réponses

À ce jour, plusieurs interrogations fondamentales demeurent :

– Quand sera publié le rapport global de la mission de toilettage du fichier de paie ?

– La budgétisation des enseignants NP, annoncée par les autorités, sera-t-elle effective d’ici la fin janvier 2026 ?

– Que cache réellement le silence observé par le ministère de l’EDU-NC sur ce dossier sensible ?

Une rencontre officielle qui ravive les frustrations

La récente rencontre entre Raïssa Malu Dinanga et le Vice-Premier ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, le samedi 3 janvier dernier, consacrée aux retards de paiement des salaires dans certaines régions du pays, a ravivé les frustrations. La question spécifique des enseignants NP n’y ayant pas été abordée, beaucoup y ont vu une occasion manquée.

L’urgence de fixer l’opinion

En définitive, la MINETAT Raïssa Malu Dinanga est aujourd’hui appelée à lever l’équivoque en communiquant sur les résultats globaux de la mission de toilettage. Une clarification rapide permettrait d’éviter des tensions inutiles dans les écoles et de préserver un climat social déjà fragile au sein du secteur éducatif.

Jules Kisema Kinkatu / CONGOPROFOND.NET

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Circulation à Kinshasa : 3 000 agents déployés dans 60 carrefours pour renforcer la discipline routière dès le 26 janvier

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Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a annoncé une série de mesures strictes visant à lutter contre l’incivisme routier, responsable de nombreux embouteillages et accidents dans la capitale congolaise.

 

Lors d’une communication faite le lundi 19 janvier, l’autorité urbaine a affirmé sa volonté d’agir avec « fermeté et responsabilité » afin de restaurer l’ordre sur les routes et de protéger la vie des usagers.

 

À partir du lundi 26 janvier, une mission mixte permanente de 3 000 agents sera déployée dans la ville. Cette équipe regroupera des éléments de :

  • la Police nationale congolaise (PNC),
  • la Division urbaine des Transports,
  • la Brigade spéciale de protection de l’environnement,
  • la Régie des fourrières et du contrôle technique.

Ces agents seront positionnés dans 60 carrefours stratégiques, ainsi que sur plusieurs axes routiers jugés sensibles ou particulièrement congestionnés.

Selon le gouverneur, leur mission consistera à :

  • faire respecter la loi et les règlements en vigueur,
  • fluidifier la circulation routière,
  • garantir la sécurité des usagers.

« Désormais, le respect du Code de la route n’est plus une option, mais une obligation », a-t-il martelé.

Les contrôles annoncés porteront notamment sur l’exigence stricte des documents réglementaires. Les agents devront vérifier :

  • le permis de conduire,
  • le certificat de contrôle technique valide,
  • la vignette,
  • l’assurance,
  • l’autorisation de transport,
  • le respect de la grille tarifaire dans les transports en commun.

À travers ces mesures, le gouvernement urbain entend répondre aux plaintes récurrentes des Kinois face au désordre routier, aux embouteillages chroniques et aux comportements à risque observés chez certains conducteurs.

Dorcas Ntumba

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