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Exploitation illicite des ressources minières de la RDC : Les exportations rwandaises bondissent de 213 % en 6 mois
Les exportations du Rwanda ont connu une hausse spectaculaire de 213 % entre la fin janvier et le mois de juin 2025, selon les révélations du vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba. Une progression fulgurante qui suscite de sérieuses interrogations, au regard des capacités minières réelles du Rwanda et du contexte sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Des chiffres alarmants révélés par le gouvernement congolais
S’exprimant sur la question de l’exploitation illicite des ressources naturelles congolaises, Mukoko Samba a souligné que cette augmentation exponentielle des exportations rwandaises ne peut être dissociée des minerais extraits frauduleusement en RDC, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, riches en coltan, cassitérite et or.
Selon lui, ces chiffres constituent une preuve supplémentaire du pillage systématique des ressources minières congolaises, facilité par l’insécurité persistante et la présence de groupes armés dans la région.
L’Est de la RDC, épicentre du pillage minier
Depuis plusieurs années, l’est de la RDC est le théâtre d’une exploitation illégale intense de ses minerais stratégiques. Ces ressources, une fois extraites dans des conditions souvent inhumaines, sont acheminées hors du pays par des circuits frauduleux avant d’être intégrées dans les statistiques d’exportation de certains pays voisins.
Pour les autorités congolaises, cette situation constitue non seulement un manque à gagner économique colossal, mais aussi une atteinte grave à la souveraineté nationale.
Un appel à la responsabilité de la communauté internationale
Face à cette réalité, le gouvernement congolais appelle la communauté internationale à renforcer les mécanismes de traçabilité des minerais, à sanctionner les circuits illégaux et à exiger plus de transparence dans le commerce des ressources naturelles dans la région des Grands Lacs.
Mukoko Samba insiste sur la nécessité d’une mobilisation collective afin de mettre fin à ce qu’il qualifie de « crime économique organisé » contre la RDC.
Vers une riposte économique et diplomatique
La RDC entend désormais intensifier sa riposte, tant sur le plan diplomatique qu’économique, pour protéger ses ressources et garantir que leur exploitation profite prioritairement au développement national et au bien-être de sa population.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Circulation à Kinshasa : 3 000 agents déployés dans 60 carrefours pour renforcer la discipline routière dès le 26 janvier
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a annoncé une série de mesures strictes visant à lutter contre l’incivisme routier, responsable de nombreux embouteillages et accidents dans la capitale congolaise.
Lors d’une communication faite le lundi 19 janvier, l’autorité urbaine a affirmé sa volonté d’agir avec « fermeté et responsabilité » afin de restaurer l’ordre sur les routes et de protéger la vie des usagers.
À partir du lundi 26 janvier, une mission mixte permanente de 3 000 agents sera déployée dans la ville. Cette équipe regroupera des éléments de :
- la Police nationale congolaise (PNC),
- la Division urbaine des Transports,
- la Brigade spéciale de protection de l’environnement,
- la Régie des fourrières et du contrôle technique.
Ces agents seront positionnés dans 60 carrefours stratégiques, ainsi que sur plusieurs axes routiers jugés sensibles ou particulièrement congestionnés.
Selon le gouverneur, leur mission consistera à :
- faire respecter la loi et les règlements en vigueur,
- fluidifier la circulation routière,
- garantir la sécurité des usagers.
« Désormais, le respect du Code de la route n’est plus une option, mais une obligation », a-t-il martelé.

Les contrôles annoncés porteront notamment sur l’exigence stricte des documents réglementaires. Les agents devront vérifier :
- le permis de conduire,
- le certificat de contrôle technique valide,
- la vignette,
- l’assurance,
- l’autorisation de transport,
- le respect de la grille tarifaire dans les transports en commun.
À travers ces mesures, le gouvernement urbain entend répondre aux plaintes récurrentes des Kinois face au désordre routier, aux embouteillages chroniques et aux comportements à risque observés chez certains conducteurs.
Dorcas Ntumba
