Connect with us

Justice

RDC : Ouverture, ce vendredi, du procès des compagnons de Christian Malanga à la prison de Ndolo

Published

on

Le tribunal militaire de Garnison de Kinshasa/Gombe annonce la tenue, ce vendredi 7 juin, d’une audience publique pour les 53 prévenus cités dans l’affaire de l’attaque du Palais de la nation.

Affaire enregistrée sous RP N° 1803/34 et HMP N-101RA/RADIZA, ces 53 prévenus sont accusés de :

•Attentat;

• Terrorisme;

• Détention illégale d’arme et Munitions de guerre;

• Tentative d’assassinat;

• Association des malfaiteurs;

• Meurtre;

• Financement du terrorisme.

À rappeler que le dimanche 19 mai dernier, des hommes habillés en uniformes militaires, ont occupé le Palais de la Nation, le bureau du président de la République, qui se trouve au centre-ville, un endroit hautement sécurisé par la Garde républicaine. Ceux-ci ont été, peu après, neutralisés par les forces de l’ordre. Leur leader, Christian Malanga, ayant trouvé la mort au cours des affrontements.

Pour le général de brigade Sylvain Ekenge, porte-parole des forces armées de la République démocratique du Congo, il s’agirait d’une tentative de coup d’État. « Les forces armées de la République démocratique du Congo portent à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’une tentative de coup d’État a été étouffée dans l’œuf par les forces de défense et de sécurité« , a indiqué le général Ekenge lors de son intervention à la télévision nationale quelques heures après l’incident.

Rappelons que la résidence de l’actuel président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a été attaquée par ces mêmes assaillants, dans la même nuit du 19 mai, avant d’aller occuper le Bureau du chef de l’Etat.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

Actualité

 » Brut  » : 2 policiers condamnés pour torture, la Cour sanctionne les exécutants

Published

on

Si Philémon Mambabua est reparti libre du prétoire de Ndolo, le verdict prononcé ce 4 juin 2026 n’a pas épargné les 2 policiers poursuivis. La Cour militaire, après avoir rappelé le déroulé des faits ( cette intrusion nocturne de Claudien Likulia, Christopher et Noah à une soirée pyjama non autorisée par le propriétaire des lieux ), a opéré une distinction nette entre le commandement et l’exécution. Là où le doute a profité au premier, les actes matériels atroces ont été imputés aux seconds. La Cour s’est appuyée sur les articles 48 bis et 48 ter de la loi du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture, qui retiennent la qualité de l’agent, les faits matériels constitutifs de souffrances aiguës, l’élément intentionnel et l’élément moral. Les déclarations des victimes, corroborées par le témoignage décisif de Sakina ( qui a qualifié les agissements des policiers de « brut » ), ont fondé l’intime conviction des juges.

Contrairement à Philémon Mambabua, pour qui l’ordre de « maîtriser » n’a pu être requalifié en instruction de torturer, les deux agents ont été reconnus coupables d’avoir infligé des souffrances aux enfants Mushobekwa et à Noah. Le nombre de policiers impliqués, bien que flou dans certains récits, n’a pas effacé la matérialité des violences retenues par la Cour. Celle-ci a souligné que les traumatismes subis par les victimes, bien que leur récit ait pu être altéré par le choc, ne faisaient aucun doute. La Cour a donc déclaré l’infraction constituée dans le chef des 2 policiers, qui avaient la garde et l’autorité immédiate sur les enfants au moment des faits. Leur dénégation constante n’a pas résisté à la confrontation avec les éléments renseignants et les dépositions concordantes.

La sentence est tombée : 2 ans de servitude pénale, une amende de 500.000 francs congolais par condamné, et la confirmation de leur maintien en détention. Sur le plan civil, la Cour, après avoir constaté l’absence totale de pièces comptables justificatives déposées par les parties civiles, a statué en équité. Elle a ramené la demande initiale de 3,4 millions de dollars américains à une somme totale de 25.000 dollars, soit 5.000 dollars par partie civile. Une décision qui sanctionne les exécutants tout en rappelant avec force que la responsabilité pénale est individuelle.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading