Justice
Magistrature : blocage des nominations des candidats magistrats M24 depuis avril dernier selon le chronogramme du 07 Février 2024.
Le Collectif des Candidats Magistrats à nommer en 2024 décide ainsi donc de descendre ce lundi 10 Juin 2024 au Conseil Supérieur de la Magistrature pour s’enquérir de leur situation suite au traitement avec une grande lenteur pendant plus ou moins 1 an et 8 mois de leurs dossiers après avoir réussi au Concours de la Magistrature.
Ayant introduit leur demande d’audience auprès du Bureau du Président du Conseil Supérieur de la Magistrature et Président en fonction de la Cour Constitutionnelle ( une copie parvenue à la rédaction de Congoprofond.net) depuis le 31 Mai 2024 sans succès.
Ces Candidats déplorent la lenteur qui caractérise le traitement de leur dossier par rapport à celui de leurs prédécesseurs qui sont actuellement en pleine fonction cela fait plus d’une année. Pour tant il constitue tous ,un seul groupe de 5000 Nouveaux Magistrats recrutés par la République.
Ainsi, les M24 sollicitent au Conseil Supérieur de la Magistrature de finir avec leur processus et de transférer le temps soit peu leur dossier à la Présidence de la République pour signature, ce qui éviterait les deux poids, deux mesures dans le traitement de tous ces Magistrats recrutés.
Rappelons que ces Candidats Magistrats qui constituent le deuxième lot de 2500 Magistrats à nommer en 2024 sur les 5000 recrutés par la République depuis Novembre 2022 se sentent abandonnés et lancent une sonnette d’alarme .
« Faut-il combien de temps pour finaliser avec leur processus qui a duré si longtemps ? » a déclaré un candidat Magistrat.
Il convient de savoir que le premier Lot de 2500 Magistrats a été nommé depuis le 11 Juin 2023 et cela fera bientôt une année qu’ils sont déjà en fonction.
Ainsi, ces candidats Magistrats à nommer en 2024 sollicitent l’implication du Chef de l’État et de toutes les autorités du CSM afin de rendre effective leur nomination suivie de leur formation et affectation afin d’aider le pays à pallier à la Carence des Magistrats qui se fait sentir actuellement sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.
Elyane Mukuna/Congoprofond.net
À la Une
Affaire « Frivao » : Devant la Cour, Chançard Bolukola relie Constant Mutamba à Congo Énergy
Outre les 19 millions USD déjà mis à sa charge, le dossier FRIVAO connaît un nouveau tournant décisif. À la faveur de l’audience tenue ce vendredi 24 avril devant la Cour d’appel, de nouveaux éléments sont venus renforcer les soupçons pesant sur l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba. L’affaire, qui ne cesse de prendre de l’ampleur, s’oriente désormais vers la mise en évidence d’un système structuré autour de détournements présumés pouvant atteindre les 50 millions de dollars.

Des révélations directes à l’audience
Moment clé de l’audience : l’interrogatoire de Chançard Bolukola sur l’origine de l’entreprise Congo Énergy, impliquée dans plusieurs opérations liées au FRIVAO. À la question de la Cour sur l’introduction de cette société dans le circuit, sa réponse a été sans équivoque : c’est Constant Mutamba lui-même qui aurait amené Congo Énergy.
Dans la foulée, la Cour a procédé à la lecture d’une correspondance attribuée à ConstantMutamba. Dans ce document, l’ancien ministre aurait donné instruction formelle à Chançard Bolukola de procéder « sans délai » à la signature d’un contrat avec ladite entreprise. Un élément jugé particulièrement accablant, qui semble établir un lien direct entre la décision politique et l’exécution financière.
Un fonds au cœur de graves dérives
Ces nouvelles révélations viennent conforter les soupçons d’une gestion opaque du FRIVAO. Initialement conçu pour indemniser les victimes de la guerre de Kisangani, le fonds aurait été détourné de sa mission pour servir des intérêts privés et politiques. Les enquêtes évoquent désormais une saignée financière bien au-delà des montants initialement révélés.
Des irrégularités persistantes sont également pointées : sélection controversée des bénéficiaires, contrats douteux, dépenses sans traçabilité claire. L’implication présumée d’entreprises introduites en dehors des procédures normales renforce l’hypothèse d’un circuit parallèle de gestion des fonds publics.
Un procès sous haute tension
Avec ces nouveaux éléments, le procès prend une dimension encore plus explosive. Il ne s’agit plus seulement d’établir des responsabilités individuelles, mais de comprendre les mécanismes d’un système qui aurait permis la captation massive de ressources publiques.
Pour Constant Mutamba, la pression judiciaire s’intensifie. L’audience du 24 avril marque un tournant, en ce qu’elle introduit des éléments matériels et des témoignages directs susceptibles de peser lourd dans la suite de la procédure.
Plus que jamais, l’affaire FRIVAO s’impose comme un test de crédibilité pour la justice congolaise. L’opinion publique attend désormais des réponses claires, des sanctions à la hauteur des faits établis, et surtout, la restitution des fonds au bénéfice des véritables victimes.
Une chose est certaine : au fil des audiences, le dossier Mutamba continue de s’alourdir et son issue pourrait être déterminante, bien au-delà de ce seul procès.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
