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RDC/Mont Ngafula : incompréhension entre témoins et agents électoraux
Plusieurs problèmes se posent ce dimanche 30 décembre, le jour du scrutin en RDC.
Au College les Bâtisseurs à Mont-Ngafula qui sert de centre de vote dans cette partie de la ville, les témoins électoraux et les agents de la CENI ont failli en arriver aux mains.
Un débat houleux après la pluie a eu lieu entre les deux parties à l’arrivée des témoins dans ce centre situé au quartier Dumez à Mont-Ngafula ce dimanche 30 décembre lors du vote.
Et pour cause?
Le chef de centre demande aux seuls témoins enrôlés dans son centre d’y voter.
Or la loi électorale permet aux témoins de voter dans les centres où ils sont affectés.
C’est ce point de divergence qui a mis du feu au poudre.
Ce sujet sensible a divisé les deux camps.
« La consigne m’a été donnée par mon candidat de veiller au bon déroulement des élections mais aussi de voter dans ce centre pour me permettre de bien effectuer mon travail de témoin.
Curieusement, le chef de centre me refuse le droit de voter, » a déclaré un témoin pris dans cet échange houleux.
Le chef de centre lui ne pense pas de la même façon :
» Les témoins qui vont voter ici sont ceux qui s’étaient enrôlés dans la même circonscription et le même centre, librement comme tout électeur.
Dans d’autres cas il s’agit des témoins qui se sont enrôlés dans la même circonscription mais pas dans le même centre de vote sauf si ces derniers ont été recommandés. C’est là où le bas blesse, a déclaré le chef de centre.
Notons aussi que certains témoins n’ont pas accéder aux bureaux sur ordre du chef de centre sous prétexte d’encombrement.
Par ailleurs l’engouement est total.
Les électeurs ont dans l’ensemble voté dans le calme et la sérénité.
La population se soumis à son choix des mandataires pour une durée de cinq ans une fois renouvelable selon la constitution du pays.
Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
