À la Une
RDC/Matadi : le port MGT opérationnel 24 heures sur 24 dès le 01 juillet !
Bonne nouvelle, plus besoin de courir après le temps pour ne pas rater sa journée. C’est bientôt possible de se faire livrer et de réceptionner ses marchandises 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 chez Matadi Gateway Terminal(MGT). La direction de cette entreprise vient de lever l’option.
Les opérations démarrent déjà le 1er juillet 2019. MGT innove. Il devient un port non-stop. C’est une grande première en RDC.
Ouvert au public depuis mi-juin 2016, MGT ne travaillait pas en continu. Mais les nombreuses sollicitations de sa clientèle le pousse à revoir ses heures d’ouverture et de fermeture.
Des clients en attente
La décision n’est pas encore rendue publique que la nouvelle fait déjà boule de neige chez les importateurs du port MGT.

Pour parvenir à appliquer l’innovation 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, MGT a ajouté des engins et va suppléer d’autres équipes. Ce qui créera davantage de l’emploi avec l’embauche de plus ou moins 30 nouvelles unités.
MGT toujours à l’écoute de ses clients
Autre chose, Matadi est depuis quelques années victime des embouteillages. Pourtant, beaucoup de ces véhicules doivent se rendre diligemment au port MGT. « Le nouvel horaire est une bonne initiative pour nous car le gâte pass que l’on reçoit la journée expire à minuit de la même journée. Or, avec les embouteillages, cela ne permettait pas de récupérer nos marchandises en temps voulu avec comme conséquence le paiement des pénalités pour des jours supplémentaires », se réjouit Maxime Nzinga, Président de l’Union des Déclarants en Douane (Udedo).
Ils ne traîneront plus même dans le port. Du coup, il n’y aura plus congestion. « C’est intéressant pour les importateurs et les déclarants qui verront aussi le temps du dédouanement réduit », ajoute Alain Phuati, représentant de l’Agence maritime Malabar international.
Et, le président de l’Udedo de conclure: » MGT est à l’écoute de ses clients. » « C’est effectivement une bonne initiative en vue de répondre à la problématique de hausse du trafic dans la ville de Matadi, la congestion routière étant donné que les transporteurs auront tous les temps de se présenter pour être servi sans précipitation », répond un cadre de MGT.
Les déclarants eux, attendent fiévreusement l’effectivité du nouvel horaire.
Coup de chapeau donc à MGT.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
