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RDC : Élections locales et gouvernement au menu de l’entretien entre F. Tshisekedi et André Bokundoa
En ce lundi de Pentecôte, le président national de l’Eglise du Christ au Congo(ECC), le révérend Dr André Bokundoa-Bo-Likabe a été reçu en audience par le président de la République, le Chef de l’État, dans son bureau à la Cité de l’Union Africaine.
À en croire un communiqué signé par Eric N’senga Nshimba, porte-parole du représentant de l’ECC, l’entretien a tourné autour de quelques points essentiels relatifs à la vie de la nation.
À cette occasion, le pasteur a fait savoir au Chef de l’État l’ultime engagement de l’Église protestante à poursuivre sa démarche de la réconciliation nationale. A son tour, le Chef de l’Etat s’est dit très satisfait de l’initiative protestante et promet tout son soutien quant à ce.
Dans le même registre poursuit le communiqué, le Rév. Dr Bokundoa a encouragé le Chef de l’État à avoir une attention particulière sur la situation sociale du Peuple congolais. Car, dit-il, la misère est grande.
S’agissant de la poursuite du cycle électoral, les deux personnalités se sont accordées sur l’importance de poursuivre les élections locales même si la préoccupation majeure reste au niveau du
financement de cette étape du cycle électoral ainsi que le remplacement de l’actuel Bureau de la CENI qui est fin mandat. »Un travail de fond a été convenu entre les deux parties », précise la même source.
Par ailleurs, la question de la formation du gouvernement n’a pas laissé indifférent les deux interlocuteurs. « C’est pour que les critères de la moralité, de l’éthique et ceux de l’équilibre soient tenus en compte dans le choix des prochains membres du gouvernement de la République », a souligné le communiqué final.
En definitive, le Chef de l’État a encouragé à son tour le président National de l’ECC à continuer à travailler sans relâche dans son rôle stratégique pour la vie de la Nation.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
