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RDC : Martin Fayulu appelle à un sursaut national et exige un dialogue inclusif
Dans son message à la Nation prononcé le 31 décembre 2025, l’opposant Martin Fayulu a d’abord rendu un hommage solennel aux forces combattantes tombées au front et aux milliers de civils victimes de la violence et de l’insécurité à travers le pays. Il a adressé ses condoléances aux familles endeuillées du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri et des territoires de l’Ouest frappés par le phénomène Mobondo, dénonçant l’abandon de l’État face à la souffrance des populations.

Une crise nationale sans précédent
Pour Martin Fayulu, la République démocratique du Congo traverse l’une des crises les plus graves de son histoire. Il affirme que le pays est agressé, sa souveraineté menacée et son peuple abandonné. Sept ans après les élections de 2018, il estime que le compromis politique issu de la transition entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi a échoué, affaiblissant l’État, fragilisant les institutions et ouvrant la voie aux ennemis de la République.
Des chiffres alarmants et une responsabilité politique pointée
L’opposant souligne l’ampleur du drame humanitaire : plus de huit millions de déplacés internes, des millions de réfugiés et une majorité de la population peinant à se nourrir quotidiennement. Selon lui, cette situation n’est ni une fatalité ni une malédiction, mais le résultat de choix politiques irresponsables, de compromissions honteuses et de l’abandon de la volonté populaire, rendant l’État vulnérable aux agressions extérieures.
Souveraineté menacée et accords contestés
Martin Fayulu dénonce avec fermeté des décisions prises sans le peuple, notamment les accords signés le 4 décembre 2025 à Washington, qu’il juge opaques et conclus sans débat national. Il rappelle que le Congo n’est pas une propriété privée et que le peuple congolais a le droit de savoir, de décider et de participer aux choix engageant l’avenir de la Nation.
Dialogue national inclusif ou prolongation de la crise
Face à cette situation, Fayulu estime qu’une vérité s’impose : rien ne changera sans le peuple. Il affirme que le dialogue national inclusif est une nécessité vitale et que le refuser revient à refuser la paix et à prolonger la crise. Il appelle également la communauté internationale à appliquer strictement la résolution 2773 (2025) des Nations unies et à condamner clairement le Rwanda pour les crimes commis sur le sol congolais.
Un appel direct à la jeunesse et à l’engagement citoyen
S’adressant particulièrement à la jeunesse congolaise, Martin Fayulu l’exhorte à refuser le tribalisme, la corruption et le fanatisme aveugle. Il l’invite à exiger un leadership responsable et la convocation immédiate d’un dialogue national inclusif. En cette fin d’année, il appelle à un réveil de la conscience nationale, à la cohésion et à l’engagement citoyen, convaincu que l’avenir du Congo appartient à son peuple.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
