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RDC – Discours de haine : La France condamne les propos du général Ekenge et appelle à l’inclusion
La France a fermement condamné les propos tenus par le général Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), visant les populations tutsi. Pour Paris, ce type de discours de haine constitue un facteur aggravant de violence et menace directement l’unité nationale ainsi que la cohésion sociale en RDC.

Satisfaction face à la réaction des institutions congolaises
Les autorités françaises ont salué la promptitude de la réponse institutionnelle à Kinshasa, matérialisée par l’adoption de mesures disciplinaires à l’encontre de l’officier concerné. Cette réaction est perçue comme un signal fort de l’engagement des autorités congolaises à lutter durablement contre les discours de haine dans l’espace public et au sein des institutions.
Le rappel des engagements internationaux de la RDC
Paris a également insisté sur la nécessité, pour toutes les parties, de respecter scrupuleusement les obligations découlant de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies. Le respect de ce cadre international est jugé indispensable pour encourager une désescalade des tensions et contribuer à la stabilité régionale.
L’inclusion, clé d’une paix durable dans les Grands Lacs
Enfin, la France a souligné que le retour à une paix durable dans la région des Grands Lacs ne saurait se faire sans une inclusion juste, effective et équitable de toutes les communautés. L’absence d’exclusion est, selon Paris, une condition essentielle à la réconciliation nationale et à la stabilité à long terme.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
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Circulation à Kinshasa : 3 000 agents déployés dans 60 carrefours pour renforcer la discipline routière dès le 26 janvier
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a annoncé une série de mesures strictes visant à lutter contre l’incivisme routier, responsable de nombreux embouteillages et accidents dans la capitale congolaise.
Lors d’une communication faite le lundi 19 janvier, l’autorité urbaine a affirmé sa volonté d’agir avec « fermeté et responsabilité » afin de restaurer l’ordre sur les routes et de protéger la vie des usagers.
À partir du lundi 26 janvier, une mission mixte permanente de 3 000 agents sera déployée dans la ville. Cette équipe regroupera des éléments de :
- la Police nationale congolaise (PNC),
- la Division urbaine des Transports,
- la Brigade spéciale de protection de l’environnement,
- la Régie des fourrières et du contrôle technique.
Ces agents seront positionnés dans 60 carrefours stratégiques, ainsi que sur plusieurs axes routiers jugés sensibles ou particulièrement congestionnés.
Selon le gouverneur, leur mission consistera à :
- faire respecter la loi et les règlements en vigueur,
- fluidifier la circulation routière,
- garantir la sécurité des usagers.
« Désormais, le respect du Code de la route n’est plus une option, mais une obligation », a-t-il martelé.

Les contrôles annoncés porteront notamment sur l’exigence stricte des documents réglementaires. Les agents devront vérifier :
- le permis de conduire,
- le certificat de contrôle technique valide,
- la vignette,
- l’assurance,
- l’autorisation de transport,
- le respect de la grille tarifaire dans les transports en commun.
À travers ces mesures, le gouvernement urbain entend répondre aux plaintes récurrentes des Kinois face au désordre routier, aux embouteillages chroniques et aux comportements à risque observés chez certains conducteurs.
Dorcas Ntumba
