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RDC : L’UNFPA s’aligne aux côtés du Gouvernement Suminwa pour la mise en œuvre des priorités du développement

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Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) exprime sa volonté d’accompagner la vision du Gouvernement Suminwa dans la mise en œuvre des initiatives socioéconomiques afin d’améliorer les conditions de vie de la population congolaise. Une position affichée
le jeudi 26 septembre, au cours de l’audience que la Première Ministre Judith Suminwa a accordée à Mady Biaye, nouveau Représentant résident de l’UNFPA en RDC.

« Je suis venu voir la Première Ministre dans le cadre d’une visite de courtoisie. Au moment où j’aurais voulu le faire, la Première Ministre était très occupée à gérer tous les problèmes urgents de la RDC. Aujourd’hui, c’était le meilleur moment qu’on a trouvé pour pouvoir parler du Fonds des Nations Unies pour la Population et discuter de l’orientation de notre nouveau programme pays pour accompagner le développement en RDC, a déclaré Mady Biaye.

De cet entretien, l’invité de la patronne de l’Exécutif central se dit impressionné par la qualité des échanges.

« La Première Ministre est très forte et bien au courant du fonctionnement du système des Nations Unies. Donc j’étais là pour écouter d’une oreille attentive, pour voir comment nous pouvons trouver des solutions aux problèmes posés. On a insisté sur la question des jeunes. La RDC est un grand pays qui a une population extrêmement jeune pour laquelle, il va falloir amener des solutions pour répondre aux besoins spécifiques, pour qu’on puisse transformer tous les défis que nous avons aujourd’hui en opportunités pour demain », s’est exprimé le Représentant résident de L’UNFPA.

L’UNFA propose d’offrir des serviettes hygiéniques aux jeunes filles et les rendre disponible dans les écoles, pour éviter l’absentéisme pendant les périodes de menstruation. La stratégie comprend aussi de rendre plus accessible les informations diverses sur les programmes et opportunités auprès de la population concernée afin de répondre à leurs besoins.

M. Biaye a également affirmé la disponibilité du Fond des Nations Unies pour la Population à soutenir le Gouvernement central dans l’organisation du recensement général de la population, pan essentiel pour que l’aide à apporter corresponde aux vraies statistiques et problèmes spécifiques de chaque province.

 » C’est seulement si on a un recensement bien fait, et on couple ces données avec celles de l’enquête démographique et de santé ou les données de l’enquête budget-consommation des ménages, qu’on peut parvenir à cartographier la pauvreté. Donc ça veut dire cibler les interventions, là on sait que si on disponibilise une enveloppe, ça doit aller pour résoudre ce problème spécifique identifié. On est sur cette voie là, et je pense que tout le monde est engagé et prêt à accompagner le Gouvernement congolais pour que le recensement soit fait dans ce pays », a-t-il confié.

Selon Mady Biaye, conformément aux orientations du Gouvernement Suminwa, l’UNFPA reste dans la droite ligne de travailler pour la réalisation des trois résultats transformateurs, à savoir : la réduction de la mortalité maternelle afin de réduire à zéro les décès évitables, lutter contre les violences basées sur le genre et toutes sortes de violences (physique et psychologique) et, enfin, mettre fin aux besoins non satisfaits des femmes particulièrement en matière de planification familiale.

Sur ce dernier point, un plan pratique est décliné en faveur de la jeunesse afin de réduire complètement les cas de grossesses précoces, car une adolescente est encore un enfant, et elle ne doit pas avoir d’enfants, sa place est à l’école.

Des engagements qui sont contenus dans le Programme d’Actions du Gouvernement 2024 – 2028, qui sert par ailleurs de base pour la
programmation des activités des ministères, des structures et des agences, ainsi que pour
l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de développement.

CELCOM PRIMATURE

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Kananga : à la rivière Nganza, le lavage des motos devient une école d’entrepreneuriat pour les jeunes

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À la rivière Nganza, située à Kananga, une scène devenue familière se répète chaque jour. Des dizaines de jeunes, âgés de 14 à 35 ans, s’activent sans relâche autour des motos et des véhicules qu’ils nettoient du matin au soir, du lundi au dimanche.

Dans un contexte marqué par le manque d’emplois formels, cette activité de lavage d’engins motorisés s’impose comme une véritable bouée de sauvetage économique. Elle permet à ces jeunes non seulement de subvenir à leurs besoins quotidiens, mais aussi d’envisager un avenir plus stable.

La débrouillardise comme moteur de survie

Munis de seaux, de chiffons et d’une détermination sans faille, ces jeunes ont transformé les abords de la rivière en un espace de travail dynamique. Ici, pas de contrat ni de sécurité sociale, mais une volonté commune de s’en sortir par leurs propres moyens.

Les revenus journaliers oscillent entre 10 000 et 15 000 francs congolais, avec des variations selon l’affluence et la « chance du jour ». Une somme modeste, mais souvent suffisante pour couvrir les besoins essentiels.

Portrait : Junior XL, symbole d’une réussite progressive

Parmi ces jeunes figure Junior XL, un prénom devenu presque une marque sur les lieux. Marié et père de deux enfants, il exerce cette activité depuis 2019. Ce travail, qu’il qualifie lui-même de « débrouillardise », lui a permis de construire son foyer et d’assumer ses responsabilités familiales.

« Grâce à ce travail, j’ai pu me marier et organiser ma vie », confie-t-il avec fierté.

La solidarité financière à travers les ristournes

Au-delà du travail individuel, une organisation collective renforce leur résilience économique. Junior XL participe à une ristourne, un système d’épargne communautaire, avec une contribution journalière de 5 000 francs congolais.

Cette pratique, très répandue dans les milieux informels, permet aux membres de disposer, à tour de rôle, d’un capital plus important pour investir ou faire face à des imprévus.

Diversification des revenus : un pas vers l’entrepreneuriat

Grâce aux fonds issus de cette ristourne, Junior XL a franchi une étape supplémentaire en ouvrant un petit restaurant pour son épouse, toujours à proximité de la rivière.

Avec un sens aigu du commerce, il oriente régulièrement ses clients vers ce point de restauration. Une stratégie simple mais efficace : après le lavage de leurs motos, certains deviennent aussi consommateurs, contribuant ainsi à faire prospérer l’activité familiale.

Des ambitions au-delà du lavage

Malgré les difficultés, Junior XL ne manque pas d’ambition. Son objectif à moyen terme est d’acquérir une moto neuve afin de se lancer dans le transport en commun et diversifier ses sources de revenus.

Comme lui, de nombreux jeunes de la rivière Nganza nourrissent l’espoir de transformer cette activité de survie en un véritable tremplin vers l’entrepreneuriat.

Un secteur à encadrer pour maximiser son impact

Si cette activité constitue une réponse concrète au chômage des jeunes, elle reste informelle et peu structurée. L’absence d’encadrement, d’infrastructures adéquates et de mesures d’hygiène pose plusieurs défis.

Un accompagnement des autorités locales ou d’organisations de développement pourrait améliorer les conditions de travail, accroître les revenus et transformer ces initiatives en véritables micro-entreprises.

À Kananga, le lavage des motos à la rivière Nganza dépasse le simple cadre d’un petit métier. Il incarne la résilience, l’ingéniosité et l’esprit entrepreneurial d’une jeunesse déterminée à se frayer un chemin vers un avenir meilleur, malgré les contraintes économiques.

Mike Tyson Mukendi

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