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RDC: l’Etat Islamique revendique une 2ème attaque à Beni, une dizaine de civils enlevés

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Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué deux attaques dans l’Est de la République démocratique du Congo, dans le territoire de Beni où, selon des sources locales citée par l’agence Agence France Presse, une dizaine de personnes ont été enlevées ce jeudi 23 mai 2019.

Dans le territoire de Beni, ces attaques sont généralement attribuées par les autorités aux Forces démocratiques alliées (ADF), à l’origine des rebelles musulmans ougandais présents dans la région depuis plus de 20 ans.

D’après les sources locales, des assaillants ont fait incursion dans la localité de Samboko-Tchanitchani (ou Tsanitsani), où ils ont pillé et incendié le centre de santé et dévalisé les maisons.

« Une dizaine des personnes ont été emportées par ces assaillants », a déclaré à l’AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire (responsable administratif) de Beni.

Le nom « Chianchiani » apparaît dans l’un des deux communiqués diffusés par l’EI, d’après la traduction en anglais de SITE Intelligence group, qui revendique une expertise au sujet de mouvements islamistes terroristes.

« Les soldats du Califat ont donné l’assaut à des baraquements de l’armée congolaise dans le village de Chianchiani à Beni, ce qui a conduit à en tuer et à en blesser plusieurs, tandis que d’autres d’entre eux ont fui ».

« Les soldats du Califat ont utilisé des armes automatiques pour viser des éléments croisés de l’armée congolaise hier dans le village de Kumbwa à Kamango », lit-on dans le deuxième communiqué traduit de l’arabe en anglais.

Par ailleurs, l’armée congolaise n’a pas fait état d’attaque contre ses bases à Kamango.

Rappelons-le, le groupe Etat islamique avait revendiqué pour la première fois une attaque sur le sol congolais, en s’attribuant la responsabilité d’un assaut qui avait tué au moins deux soldats le 16 avril à une dizaine de km de Kamango.

La cheffe de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) avait déclaré « prendre au sérieux » ce genre de déclaration, tout en privilégiant la piste des ADF.

EI profiterait de l’insécurité dans l’est de la RDC dans le but d’y installer une base, selon des chefs de renseignements des pays de la région des Grands Lacs (Burundi, Ouganda, RDC et Rwanda) réunis à Kampala et cités ce jeudi par la BBC.

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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