Actualité
RDC : les lieutenants de Kamerhe réaffirment leur foi à la coalition FCC/CACH
A l’issue d’une réunion d’urgence tenue dimanche 21 juin à Kinshasa, l’Union pour la Nation Congolaise, (UNC) a réaffirmé son appartenance au Cap pour le changement, (CACH), dont le chef de l’État Félix Tshisekedi est autorité morale. Ce, malgré la condamnation de son leader Vital Kamerhe.
Cependant, ce parti précise que les circonstances et les conditions de l’arrestation du directeur de cabinet du chef de l’État laissent croire que le plan de sa condamnation était déjà concocté.
Tout en réaffirmant son appartenance au CACH, l’UNC recommande la formalisation de son organisation et de son fonctionnement tout en soutenant la coalition gouvernementale CACH-FCC, peut-on lire dans cette déclaration.
Par ailleurs, sous la conduite de son secrétaire général ad intérim, Aimé Boji, les cadres de cette formation politique interpellent le chef de l’État Félix Tshisekedi de veiller au bon fonctionnement des institutions, en sa qualité de garant de la constitution.
» La direction politique nationale de l’UNC lance un appel vibrant au président de la République, chef de l’État, garant de la Constitution, de la paix et de la cohésion nationale de veiller au bon fonctionnement des institutions, y compris de celui de la justice, en vertu des articles 69 et 74 de la Constitution », a déclaré Aimé Boji Sangara.
Rappelons que Vital Kamerhe, président national de l’UNC et directeur de cabinet du chef de l’État, a été condamné à 20 ans des travaux forcés pour détournement de 48 millions USD destinés aux maisons préfabriquées, avec interdiction du droit de vote et d’éligibilité pour 10 ans.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
Santé au Kasaï-Central : cinq députés demandent le départ de la ministre Rose Kamueka
La session de mars s’annonce particulièrement tendue à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Une motion de défiance a été déposée, lundi 20 avril, contre la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, par un groupe de cinq députés provinciaux.
Conformément au règlement intérieur, l’organe délibérant dispose d’un délai de 48 heures pour examiner cette initiative. Si elle est adoptée, la ministre sera contrainte de présenter sa démission.
À l’origine de cette procédure, une question orale avec débat initiée par le député provincial Joseph Nkashama, élu de Kananga. Lors de la plénière, la ministre était appelée à s’expliquer sur la gestion du secteur de la santé dans la province. Insatisfait des réponses fournies, l’élu a ensuite mobilisé quatre collègues pour déposer la motion.
Les signataires accusent Rose Kamueka d’« incompétence » et de « passivité » face aux difficultés persistantes dans le système sanitaire provincial. Ils évoquent notamment des ruptures fréquentes de médicaments, un manque d’équipements dans les structures de santé ainsi que des arriérés de salaires du personnel soignant.
« Nous ne pouvons pas rester silencieux devant la dégradation continue des services de santé. La population en souffre chaque jour », a confié l’un des signataires, sous anonymat.
Cette motion ouvre une séquence politique délicate pour le gouvernement provincial du Kasaï-Central. Selon des sources parlementaires, d’autres membres de l’exécutif pourraient également être interpellés dans les prochains jours.
L’Assemblée provinciale est désormais attendue sur la programmation de l’examen de cette motion dans le délai imparti. En cas d’adoption, il s’agirait du premier départ au sein du gouvernement provincial dans ce contexte de contrôle parlementaire renforcé.
Mike Tyson Mukendi
