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RDC : les leaders de «Lamuka» en réunion le 21 mars pour redéfinir leurs stratégies

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Plusieurs sources contactées par CONGOPROFOND.NET ont confirmé la réunion de la coalition « Lamuka » prévue le 21 mars prochain à Bruxelles, capitale de la Belgique. « Sauf changement inattendu, la réunion est maintenue pour le jeudi 21 mars en vue d’évaluer la situation électorale du 30 décembre 2O19. Notre objectif final est d’aboutir à une nouvelle stratégie par rapport à l’évolution de la situation politique », a confié un cadre de cette alliance.

Y prendront part : Moïse Katumbi Chapwe (Ensemble pour le changement), Jean-Pierre Bemba Gombo(MLC), Antipas Mbusa Nyamwisi(RCD/KML), Freddy Matungulu (Congo Na Biso), Adolphe Muzito (ex Palu) et Martin Fayulu (Ecidé).

Personnage clé de ce regroupement, Martin Fayulu Madidi est déjà sur place à Bruxelles depuis le samedi 9 mars. Accueilli avec pompe par la communauté congolaise dans cette partie de l’Europe, Martin Fayulu pourrait bénéficier, durant cette rencontre de la capitale belge, d’un renouvellement du soutien de certains de ses pairs dans sa lutte pour la vérité des urnes.

Cependant, plusieurs observateurs doutent déjà de l’unanimité de la vision au sein de cette coalition par rapport à la reconnaissance de Félix Tshisekedi comme président élu de la RD Congo par beaucoup de pays et organisations internationales.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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