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CAF-C1 : malgré sa victoire sur Al Ahly( 1-0), V.Club toujours sur une corde raide
Après sa courte et belle victoire d’un but à zéro, ce samedi 09 mars 2019 au stade des Martyrs de la Pentecôte, face Al Ahly d’Égypte, match comptant pour l’avant dernière journée de la Ligue des champions africaine dans le groupe D, l’AS V.Club de Kinshasa va défier le SC Simba( Tanzanie) dans un match clé le 16 mars prochain à Dar-es-Salaam pour chercher sa qualification.
Ci-dessous, un aperçu de la situation de l’AS VClub dans cette compétition
La situation actuelle :
L’AS VClub est, depuis le samedi 9 mars, troisième après sa victoire face à Al Ahly. Toutefois, le classement reste toujours serré et les prochains qualifiés ne seront connus que lors de la dernière journée dans ce groupe (D) :
JS Saoura: 8 points (+0)
Al Ahly : 7 points (+5)
VClub : 7 points (+3)
Simba Sports Club : 6 points (-8)
En cas de victoire à Dar es-Salaam :
Prenons l’hypothèse que VClub ne peut pas faire pire que la production rendue à domicile contre Saoura (2-2) et l’emporte à Dar es-Salaam , même si cela peut paraître peu probable, vu les dernières statistiques des VClubiens à l’extérieur aux interclubs (C1 ou C2 ). En même temps, Al Alhy devrait logiquement battre Saoura. Cela donnerait au classement de la poule D:
1-Al Ahly : 10 points
2-VClub : 10 points
3-JS Saoura: 7 points
4- Simba Sports Club : 7 points
Dans cette position, Al Ahly et VClub verront directement les quarts de finale.
En cas de nul à Dar es-Salaam et que Al Ahly et Saoura faisait un match nul, Vita sera éliminé. Le classement donnera :
1-JS Saoura: 9 points
2-Al Ahly : 8 points
3-VClub : 8 points
4-Simba Sports Club : 7 points
Vita doit absolument prendre 3 points en Tanzanie pour être certaine de se qualifier. Il peut même terminer premier avec un gros concours de circonstances (Al Ahly et Saoura se neutralisent au dernier match). Pour ce cas de figure, 3 points seraient suffisants de manière certaine.
En cas de défaite à Dar es-Salaam :
Enfin, envisageons le pire, avec une défaite de VClub devant SC Simba et Al Ahly bat Saoura, VClub et Saoura diront pratiquement au-revoir à leurs espoirs de qualification pour les quarts de finale de la Champions League.
Le classement donnerait un écart très dur qui ne sera jamais comblé:
1-Al Ahly : 10 points
2-Simba Sports Club : 9 points
3-JS Saoura: 8 points
4-VClub : 7 points
L’heure de vérité sera donc le 16 mars prochain, car tous les qualifiés seront connus.
Wait and see !
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
