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RDC: les conditions de détention dans les prisons continuent de se dégrader ( Me Charlène Yangazo, coordonnatrice » Outre Neuve ASBL)
Ce 18 juillet 2020, le monde célèbre la journée internationale des prisonniers. Cette catégorie des personnes vit, en Afrique, en général, et en RDC, en particulier, dans des conditions infra- humaines.
Plus de 70% de la population carcérale en RDC se trouvent sous le régime de détention préventive, sans espoir de connaître, sous peu, définitivement son sort. Manque de nourritures appropriées, soins médicaux adéquats et literie, caractérisent les prisons.
En RDC, la loi qui régit l’administration pénitentiaire date des années coloniales, aucune réforme n’a été envisagée pour adapter la gestion de nos prisons à la modernité. La subvention de l’Etat congolais est insignifiante. Conséquences: le personnel pénitentiaire éprouve des difficultés pour bien assumer leurs tâches, exposant ainsi les prisonniers à des différents maux.
Somme toute, l’amélioration des conditions de détention dans les prisons exige que le travail du
personnel pénitentiaire soit valorisé et que ses compétences soient d’un niveau suffisant. Gardant à l’esprit que cela n’est possible que si le personnel reçoit une formation
appropriée.

Cette situation se trouve encore aggravée par le coronavirus qui a sensiblement affaibli le tissu économique du pays. Ce qui fait que les prisonniers qui recevaient l’aide des visiteurs ont vu cette aide sensiblement baisser.
« Outre Neuve Asbl » encourage donc les autorités à prendre des mesures nécessaires pour améliorer les conditions de vie des prisonniers conformément aux règles minima.
Me Charlène Yangazo, Coordonnatrice de « Outre Neuve Asbl ».
outreneuveasbl@gmail.com +243900276666
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Peter Kazadi vs André Mbata : 2 zéros qui se disputent la première place du néant
Il faut vraiment avoir perdu tout sens des réalités pour se lancer dans une bataille de courriers alors que le pays brûle encore dans l’Est et que le peuple crève de faim. André Mbata Mangu et Peter Kazadi Kankonde, deux noms qui ne font trembler intellectuellement personne sauf peut-être les feuilles de papier qu’ils noircissent. Ils s’envoient des lettres pour savoir qui est le plus important.
L’un, André Mbata Mangu Premier Vice-Président honoraire de l’Assemblée nationale et Secrétaire permanent de l’Union sacrée pour la Nation, brandit ses diplômes comme un gri-gri. L’autre, Peter Kazadi Kankonde Vice-Premier ministre honoraire de l’Intérieur et député national, parle d’une expérience tellement nocive et inutile que personne ne voudrait s’en inspirer et surtout dont le pays n’a strictement pas besoin.
Mais pendant qu’ils se chamaillent sur leurs CV, les Congolais, eux, comptent les morts dans l’Est et les jours sans électricité. Ces deux hommes occupent pourtant des fonctions qui devraient servir à quelque chose. Mais quand on regarde leurs résultats, c’est le désert total. Leur querelle n’intéresse qu’eux-mêmes. Pour le reste du pays, c’est juste le spectacle affligeant de deux ignorants qui se battent avec des mots qu’ils ne comprennent même pas.
Le premier, le Professeur André Mbata, est un vrai magicien. Son tour préféré : dire une chose un jour, et son contraire le lendemain, sans jamais rougir. Tout le monde a vu les vidéos où il jure sur tous les saints qu’on ne peut pas toucher à la Constitution. Il disait que c’était un crime grave, impardonnable. Aujourd’hui, le même homme, avec le même sérieux, explique qu’il faut tout changer. Et il est convaincu que le peuple a une mémoire de thon rouge.

Ce n’est plus un professeur de droit, c’est un vendeur de pagnes au marché : le matin le tissu est rouge, le soir il est bleu, selon le client qui paie. Voilà l’élite congolaise qu’on nous présente comme un grand savant : un homme dont la parole ne vaut pas un vieux billet de 100 francs. Il sait parler dans les grandes universités à l’étranger notamment en Afrique du Sud, mais chez lui, il est incapable de dire la vérité quand elle dérange ceux qui le nourrissent.
Quant au deuxième, Honorable Peter Kazadi Kankonde, c’est encore pire. On se demande chaque jour comment un homme aussi vide a pu devenir avocat. Ses propres confrères rigolent derrière son dos tellement il ne maîtrise rien du droit. La preuve ? C’est lui qui a écrit le fameux papier “mandat spécial” donnant le pouvoir à Jean-Marc Kabund comme Président intérimaire de l’UDPS. Il avait alors oublié de mentionner la Constitution et les règles du parti.

Juste oublié. Comme on oublie d’acheter le sel au marché. Résultat : depuis 8 ans, l’UDPS est bloquée, sans président clair, à cause de l’erreur d’un homme qui se dit juriste. Et cet homme-là ose aujourd’hui donner des leçons d’expérience ? Mais quelle expérience ? Celle de tout casser par bêtise ? Ces deux-là ne sont pas des élites. Ce sont des naufragés de l’intelligence qui se noient dans un verre d’eau et qui trouvent le moyen de se vanter de savoir nager. Le peuple, lui, regarde ça, pleure de rage et de honte.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
