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RDC: les conditions de détention dans les prisons continuent de se dégrader ( Me Charlène Yangazo, coordonnatrice  » Outre Neuve ASBL)

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Ce 18 juillet 2020, le monde célèbre la journée internationale des prisonniers. Cette catégorie des personnes vit, en Afrique, en général, et en RDC, en particulier, dans des conditions infra- humaines.

Plus de 70% de la population carcérale en RDC se trouvent sous le régime de détention préventive, sans espoir de connaître, sous peu, définitivement son sort. Manque de nourritures appropriées, soins médicaux adéquats et literie, caractérisent les prisons.

En RDC, la loi qui régit l’administration pénitentiaire date des années coloniales, aucune réforme n’a été envisagée pour adapter la gestion de nos prisons à la modernité. La subvention de l’Etat congolais est insignifiante. Conséquences: le personnel pénitentiaire éprouve des difficultés pour bien assumer leurs tâches, exposant ainsi les prisonniers à des différents maux.

Somme toute, l’amélioration des conditions de détention dans les prisons exige que le travail du
personnel pénitentiaire soit valorisé et que ses compétences soient d’un niveau suffisant. Gardant à l’esprit que cela n’est possible que si le personnel reçoit une formation
appropriée.

Cette situation se trouve encore aggravée par le coronavirus qui a sensiblement affaibli le tissu économique du pays. Ce qui fait que les prisonniers qui recevaient l’aide des visiteurs ont vu cette aide sensiblement baisser.

« Outre Neuve Asbl » encourage donc les autorités à prendre des mesures nécessaires pour améliorer les conditions de vie des prisonniers conformément aux règles minima.

Me Charlène Yangazo, Coordonnatrice de « Outre Neuve Asbl ».

outreneuveasbl@gmail.com +243900276666

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Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira

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Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.

Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.

Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.

Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.

Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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