À la Une
RDC : le rapport final du 1er forum sur l’Électricité remis officiellement au gouvernement
Au cours d’une cérémonie officielle organisée ce mardi 18 février au Salon Naomie de l’hôtel Béatrice, le comité d’organisation du 1er Forum sur l’énergie électrique tenu au du 21 au 23 août 2019 à Matadi (Kongo Central), après avoir été présenté en primeur au chef de l’État, a remis officiellement son rapport final au gouvernement à travers le ministre des Ressources Hydrauliques, représenté par son secrétaire général.
Prenant la parole, le secrétaire général du ministère des Ressources Hydrocarbures, Joseph Maboya, a rendu hommage au président de la République qui a placé le secteur de l’énergie au cœur de son vaste programme et estime que la RDC est doté d’une importante énergique qui n’était pas mis en valeur. Mais avec ce forum, ce secteur sera boosté pour le développement du pays.

« La RDC est dotée d’importance énergétique non mis en valeur faute d’ investissement conséquent, la RDC accuse de déficit en énergie électrique sur l’ensemble de son territoire avec comme conséquence non seulement un taux d’accès en électricité parmi les plus faibles, mais également inégalement réparti à travers les 26 provinces. Dans le but de redynamiser l’économie, le gouvernement a libéraliser le secteur et ouvert le marché de l’électricité dans le but de s’attirer davantage les capitaux suspectibe de booster ce secteur moteur de développement d’un pays », a-t-il expliqué.
De son tour, le président du comité d’organisation, mais également conseiller principal du collège de mines et énergie du chef de l’État, Me Michel Eboma, a énuméré les 4 recommandations de ce forum ainsi que ses sous-recommandations.

« Ce forum était tenu sous le haut patronage du chef de l’État dans son souci de matérialiser ses actions prioritaires dont notamment l’accroissement de l’électrification de notre pays. Ce rapport finale ce compose de quatre recommandations : la première porte sur l’application de la loi 14/011 du 17 juin 2014 ayant libéraliser le secteur et ouvert le marché de l’électricité à l’initiative et à l’investissement privé ; la deuxième porte à son tour sur la loi du 08/007 du 7 juillet 2008 portant disposition générale relative à la transformation de société public, la SNEL a été transformé en société commerciale dans le but de la rendre performante ; la troisième vient répondre à l’impératif de l’augmentation du taux d’accès à l’électricité dans nos milieux riraux et urbains ainsi qu’à la provisionnement inefficient des opérateurs économiques avec 5 sous recommandons, 4e élaboration d’un plan d’action », a relevé le conseiller spécial collège de mines et énergie, Me Michel Eboma
Ce comité qui a piloté ce 1er forum a précisé que ce rapport a suivi son parcours normal. Il a été d’abord présenté au président de la République qui également a félicité ce comité de la tenue de ces assises et à instruit au gouvernement de faire appliquer les recommandations issues de ce premier forum.
Michel Eboma a aussi annoncé la deuxième édition au mois d’août prochain dans la province de Lualuaba, précisément à Kolwezi.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
