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RDC : le projet du Décret portant création du Fogec adopté
Ça y est et c’est chose faite ! Les entrepreneurs congolais de tous les horizons et de toutes les couches sociales, peuvent enfin accéder au financement de leurs projets sous garantie de l’Etat. Ceci a été rendu possible grâce à l’adoption du projet de Décret fixant les statuts d’un établissement public dénommé FONDS DE GARANTIE POUR L’ENTREPRENARIAT AU CONGO, « FOGEC » en sigle, présenté ce vendredi 11 septembre 2020, par le Ministre des Classes Moyennes, Petites et Moyennes Entreprises et Artisanat, Justin KALUMBA MWANA-NGONGO, à la 48ème réunion du Conseil des Ministres, présidée par le Président de la République, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Chef de l’Etat.
Comme c’est le cas dans d’autres pays du monde, aujourd’hui en République Démocratique du Congo, le financement des PME par l’Etat n’est plus un rêve mais une réalité, grâce aux innovations qu’apporte le FOGEC.
En effet, cet établissement public a pour missions :
• Mobiliser et collecter les ressources financières au niveau national et international, en vue de garantir l’accès des Startups, Micros, Petits, Moyens Entrepreneurs et Artisans congolais aux financements de leurs projets, par les banques commerciales et les institutions de microfinance ;
• Disponibiliser les fonds nécessaires et les mettre à la disposition des agences et organismes privés spécialisés, agrées par la Banque centrale du Congo (BCC), qui agissent au nom et pour le compte du FOGEC, en vue de :
– garantir l’accès des startups, Micros, Petites Moyens Entrepreneurs et Artisans congolais aux financements de leurs projets, par les banques commerciales et les institutions de microfinance, suivant la politique définie par le Gouvernement ;
– développer les mécanismes innovants de financement des Startups, Micros, Petites et Moyennes Entreprises, à travers notamment le financement participatif, soit avec ou sans contrepartie (don), soit encore à titre de subventionnement ;
– développer la mésofinance, à travers la mise en place des lignes concessionnelles de crédits, de garantie ou de subventionnement d’assistance technique au profit des MPMEA ;
– participer à la mise en œuvre du fonds d’amorçage et des prêts d’honneur au profit des entrepreneurs congolais, principalement les femmes et les jeunes.
Dans son propos, Justin KALUMBA a fait savoir qu’il s’agit d’une des réformes majeurs prévues par le Programme National de Développement de l’Entrepreneriat au Congo (PRONADEC), soumit à la 34ème réunion du conseil des ministres du 5 juin 2020, adopté par le Gouvernement. Ainsi, seuls les agences et organismes privés spécialisés, détenteurs de l’agrément délivré par la BCC, seront chargés de gérer les ressources du FOGEC, pour servir de garantie à l’emprunt des MPMEA, suivant les conditions, modalités, us et coutumes de la profession concernée.
Dans sa vision de moderniser l’entrepreneuriat en RDC, le Ministre des PME a tenu a signalé qu’à termes, le FOGEC va, en partenariat avec le secteur privé, initier la création d’une société commerciale dans laquelle ce Fonds sera actionnaire majoritaire. Cette dernière sera un établissement de crédit (Institution Financière Spécialisée) agréé par la Banque Centrale du Congo pour finalement prendre la place des agences et organismes spécialisés.
Parmi les avantages de ce Décret, on relève notamment, l’impossibilité d’accéder aux prêts sur base des considérations subjectives ou complaisantes tout en veillant aux principes de bonne gouvernance.
Le début effectif des activités du FOGEC est prévu au mois de janvier 2021, vu que ses ressources sont d’ores et déjà identifiées.
Tim Katshabala/CongoProfond.net
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
