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Rentrée parlementaire : Joseph Kabila, messie du Sénat ?

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La présence au Sénat, ce mardi 15 septembre, à la rentrée parlementaire, de l’ancien président de la République Joseph Kabila, devenu « sénateur à vie », a enflammé la toile, mais aussi les salons politiques.

Le public et les médias sociaux ont rivalisé des commentaires au point de noyauter les deux discours des présidents de deux chambres du Parlement, Jeanine Mabunda et Alexis Thambwe Mwamba. Preuve que, à certains égards, la personne de Joseph Kabila était quelque chose pour la vie nationale dans ce pays.

A travers les réseaux sociaux, les réactions ont fusé suivant que le commentateur est proche de son idéologie ou son opposant intime.

À titre illustratif, Néhémie Mwilanya Wilonja, coordonnateur du Front commun pour le Congo (FCC), sur la page officielle twitter de sa plateforme politique, a annoncé avec solennité la première participation dans une plénière du sénateur à vie.
Dans un autre post, toujours sur twitter, Mwilanya signe sur un ton évangélique :  » Aujourd’hui, il a accompli toute la loi ; en assumant son nouveau statut, honorifique certes, celui de sénateur à vie ».

Ce bout de pensée qui parle d’une première participation au lieu de travail, a donné du titre à certains journalistes qui ont vu offert une matière facile qui les épargne de la lecture du discours politiques de Thambwe Mwamba (Sénat) ou Jeannine Mabunda (assemblée nationale).

Dans cet imbroglio, l’on voit des prises de vue du premier ministre Ilunga Ilunkamba, de la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, du président du Sénat Alexis Thambwe, ou des collègues parlementaires (Bahati Lukwebo, Nathalie Bulansung, etc), posant avec un sénateur !
Jusqu’à donner l’impression que ces poses sont destinées à affronter médiatiquement l’autre partenaire au pouvoir, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

John Lungila, journaliste politique, commentant cette apparition, renseigne que c’est  » la 4eme entrée dans l’histoire de Joseph Kabila ».

Égée Mapathi, une internaute, voit en la présence de Kabila au Sénat quelque chose de salutaire. « Soki omoni nganga alati vareuse mpe akoti terrain, ce que équipe sur terrain ezo pola ya dégât » (littérairement : si tu vois le féticheur endosser lui-même la vareuse et descendre sur la pelouse, c’est que l’équipe était trop perdante).

Mais tout le monde ne voit pas pas cette messe du même oeil.

Junior Nsenda, sur twitter, se veut ironique : « après plusieurs absences injustifiées, enfin Joseph Kabila décide de siéger.. « , écrit-il.

Eddy Mwela Kazadi, sur la même lancée : « Il passe à autre chose. Après avoir séché les plénière, il endosse enfin sa casquette de sénateur à vie ».

Il convient également de noter cette question provocatrice de Jean-Marie Musas, sur twitter : « Comme il est sénateur à vie, qui sera alors le prochain candidat président du FCC en 2023? ».

La réponse, pourrait-on se permettre de croire, dans un autre tweet, vient d’un certain Éloge Mwandwe: « Un message de l’autorité morale du FCC à ses acolytes qu’il n’est pas président de la République et ne veut plus de leurs polémiques improductives ». Aussi:  » les soutiens qui ne comptaient que sur son retour comme président doivent beaucoup regretter » (Eddy Mwela Kazadi).

Il y a aussi le post poignant de professeur Mbata, reporté par Nadine NK: « l’ancien président a finalement décidé de prendre son siège de sénateur à vie, ce qui devrait définitivement mettre un terme aux hallucinations des tambourinaires ».

Doudou Iboula wa Iboula, secrétaire général du PTL, un parti membre de Afdc-A de Bahati Lukwebo, a, dans une sorte d’allégorie, tweeté : « la présence à une célébration eucharistique du Cardinal Monsengwo à la cathédrale Notre-Dame du Congo ne peut en aucun cas faire du buzz. Le sénateur à vie qui est conscient des émoluments colossaux qu’il touche a compris qu’il doit travailler pour être payé ». Pour lui, la présence au sénat de Joseph Kabila est un non événement.

Prof Patience Kabamba, un proche de « Lamuka », se dit surpris de l’effervescence sur la toile ua sujet de la présence de l’ancien président au parlement.

Fidèle à sa dialectique dans les réseaux sociaux, ce proche de Martin Fayulu et d’Adolphe Muzito attaque :  » Ce monsieur a clochardisé la grande majorité des Congolais pendant 18 ans. Il continue à tripatouiller la marche normale du pays ».

Et, visiblement hébété: « je ne comprends pas la fascination qu’il a sur certains Congolais ».

Pour lui, en effet, « le pays est détruit et nous admirons volontairement l’auteur légal de cette destruction. Avec cette attitude, nous resterons longtemps à la traîne et nous risquons de transmettre ces mentalités d’esclaves à nos enfants ».

Quelque soit ce que diront les commentateurs, la suite et la contribution de participation de Joseph Kabila au Sénat sont attendues, car il doit faire preuve de l’expérience vantée par Modeste Bahati.

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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