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RDC: le projet d’informatisation des régies financières déjà sur la table de José Sele
Ce mercredi 11 septembre, le ministre des Finances José Sele Yalaghuli a échangé avec l’administration de son ministère. Une rencontre de prise de contact mais aussi de création d’une base de concertation entre les trois régies financières (DGI,DGRAD et DGDA), la Banque centrale du Congo et la direction du trésor public pour garantir une meilleure traçabilité des recettes publiques.
« Aujourd’hui, nous avons beaucoup de recettes, en termes de droits émis, qui ne sont pas suffisamment mobilisées. Ça constitue une priorité à très court terme pour accroître les recettes », a-t-il fait savoir.
C’est ainsi qu’il a laissé entendre: « Nous sommes en train de voir comment lancer très rapidement le projet d’informatisation des trois régies financières pour permettre de les digitaliser ».
Par ailleurs, a-t-il précisé, cette rencontre lui a permis de décliner également une nouvelle approche de travail afin de prendre des actions correctives urgentes à intégrer dans un chronogramme et assurer l’accompagnement du gouvernement à travers le ministère des Finances.
Rappelons-le, le samedi 07 septembre dernier, Henry Yav Mulang a procédé à la remise et reprise avec son successeur José Sele Yalaghuli qui était, avant cette nomination, directeur général de la Direction générale des Impôts (DGI).
Prennant la parole au cours de cette brève cérémonie, Henri Yav avait rassuré que « le Trésor public est, d’une manière générale, sous contrôle malgré certaines dépenses enregistrées depuis la transition politique au pays ».
« D’une part, à la fin du mois d’août de l’année en cours, malgré la pression exercée sur les dépenses liées d’une part à l’installation des nouveaux animateurs issus des élections du 30 décembre 2018, au financement des investissements dans les infrastructures et les secteurs sociaux, d’autre part aux dépenses liées à la couverture des besoins de nos forces armées engagées dans la lutte contre les groupes armés, la trésorerie de l’État est d’une manière générale sous contrôle », a-t-il précisé.
De son côté, le nouveau ministre des Finances, José Sélé Yalaghuli, a promis de nouvelles réformes.
Il a explicité que « ces réformes ont pour objectif de faire des finances publiques un levier du développement de la RDC ». S’adressant à son prédécesseur, Sele Yalaghuli a également promis de consolider ce que Henri Yav Mulang a fait et d’engager, également, » de nouvelles réformes dans les domaines législatifs, structurels et opérationnels pour faire effectivement des finances publiques un instrument de développement sur base duquel la République doit compter ».
MUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
