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RDC : le pavillon « Denise Nyakeru T. » inauguré à la Clinique Présidentielle de la Cité de l’UA

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Le bâtiment inauguré ce mercredi 11 septembre 2019 porte le nom de la Première dame de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi.

A son arrivée à l’entrée de la Clinique présidentielle de la cité de l’Union africaine, la Première Dame a été accueillie par Le médecin directeur, le général des Brigades, Dr Joseph Kangudia Mbaya.

Deux temps forts ont marqué la cérémonie de ce jour. D’abord le mot de circonstance du médecin directeur qui, d’entrée de jeu, a rendu hommage au Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour sa volonté clairement exprimée en faveur du développement intégral de la République Démocratique du Congo, particulièrement dans le secteur de la santé et du bien-être.

L’inauguration du pavillon Denise Nyakeru Tshisekedi s’inscrit dans la logique d’une poursuite de la matérialisation d’un vieux projet visant à doter la clinique présidentielle des infrastructures nécessaires et modernes pour son bon fonctionnement.

Le pavillon Denise Nyakeru Tshisekedi est doté des équipements ultra-modernes de dernières générations, capables de prendre en charge un maximum de cent malades par jour.

Il comprend deux salles d’hospitalisation, deux cabines de consultation, une salle de prélèvement et laboratoire et un espace d’accueil équipé de 25 places assises.

La Première dame visiblement émue, a coupé le ruban symbolique sous les acclamations frénétiques du personnel médical et des patients présents sur le lieu.

Juste après la visite des différents services du nouveau pavillon, la Première dame a signé le livre de souvenirs marquant son passage à la Clinique Présidentielle de l’U.A, le deuxième depuis l’investiture du chef de l’État Félix Tshisekedi Tshilombo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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