À la Une
RDC : le député Léon Nemba Lemba s’oppose au paiement des frais fixés pour le test Covid-19
Le député national Léon Nemba Lemba, élu de Kinshasa n’est pas prêt à payer 45 dollars américains pourtant fixé par le gouvernement de la République démocratique du Congo. Ce dernier en veut aux services de l’État commis à l’aéroport international de N’djili à Kinshasa pour lui avoir rappelé son devoir de payer 45 dollars américains de test covid-19 avant l’entrée au pays, après un séjour en Europe. Les faits se sont déroulés le jeudi 29 juillet 2021.
Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, l’on aperçoit l’élu de Kinshasa en pleine altercation avec les services commis à la frontière. Un mauvais exemple de civisme selon des analystes, surtout quand on sait qu’en tant que député national, tout député doit être un exemple à suivre pour son électorat.
« Je ne paierai jamais ces frais illégaux, œuvre d’une escroquerie de la Direction générale des migrations (DGM) et les autorités sanitaires du pays », rétorque Léon Nemba Lemba.
À ce niveau, il faut le souligner, la DGM en tant qu’executant, ne fait qu’appliquer la politique du gouvernement en matière de migration. À ce titre, il n’est pas normal que ce service de l’État soit traité d’escroc.
Il faut noter que le refus de payer les frais de test covid-19 a valu la confiscation du passeport de Léon Nemba Lemba.
Bon nombre d’analyses estime que le député ne peut s’en prendre aux agents de la DGM qui ne sont que des exécutants. Si réclamation ou contestations il y a, « le député ferait mieux de saisir le gouvernement ou, le cas échéant le Parlement ».
« Il serait souhaitable que Léon Nemba Lemba soumette le problème à la plénière de l’Assemblée nationale afin que les élus examinent l’opportunité de supprimer le caractère payant du test Covid à l’entrée. C’est de cette manière qu’il peut espérer obtenir la suppression des frais lié au test Covid à l’entrée. Procéder autrement serait de l’incivisme voire de la rébellion. Pour s’être comporté de cette manière, le député Nemba Lemba s’expose à la rigueur de la loi », a indiqué un cadre de la DGM qui a requis de l’anonymat.
Rappelons que l’Etat congolais a institué depuis deux ans ou presque, un test Covid-19 payant obligatoire avant toute entrée au pays et toute sortie du territoire national. Un montant non remboursable de 45 USD est ainsi exigé à tout passager avant toute montée et toute descente dans l’avion. Sans la preuve dudit test, il est difficile pour un passager de quitter ou de fouler le sol congolais. Les preuves de test covid sont également exigibles à tout passager qui désire se rendre en provinces.
Olivier Kaforo
À la Une
Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
