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RDC: le député Auguy Kalonji saisit Ilunga Ilunkamba pour la suppression de la taxe RAM

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L’entrée de la République Démocratique du Congo dans l’ère de la Sécurité des utilisateurs des appareils mobiles grâce au lancement officiel du Registre d’appareils mobiles (RAM) ne cesse de susciter des réactions dans l’environnement sociopolitique Congolais.

En effet, en sa qualité d’élu du peuple, Auguy Kalonji Kalonji vient de saisir le Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba pour réclamer la suppression du RAM (Registre d’appareils mobiles).

« Je pense que le stigmate de la crise sanitaire de Covid19 est toujours présent chez les consommateurs finaux des services de télécommunications. Leurs pouvoirs d’achat à considérablement baissé, ce qui réduit aussi leurs capacités à supporter des nouvelles charges publiques. Le contexte actuel marqué par la crise sanitaire ne se prête pas à cette taxe, il va falloir peut-être concilier l’impératif d’optimisation de la sécurité, de la qualité des services des réseaux mobiles et la protection des utilisateurs contre les effets toxiques des appareils contrefaits avec la nécessité de favoriser à tous les citoyens l’utilisation des téléphones portables à un prix abordables », a-t-il expliqué dans cette correspondance adressée au Premier Ministre.

Dans cette missive dont une copie est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, ce mercredi 23 décembre 2020, l’un de 18 députés nationaux de la circonscription électorale de la Tshangu a relevé quelques contradictions dans la communication de l’ARPTC (Autorité de Régulation des postes et Télécommunications).

« Il me revient de relever tout d’abord le caractère contradictoire du communiqué de presse de l’ARPTC du mardi 22 décembre avec le message de sommation relatif au blocage en masse des téléphones portables envoyé aux utilisateurs par les sociétés de téléphonies mobiles. Ainsi, suite à la réaction de la population au sujet particulièrement de ces messages, l’ARPTC a entendu à apporter un démenti factice en publiant un communiqué dans lequel il ne reconnaît pas avoir mis en demeure les abonnés de régler les frais d’enregistrement leurs portables. Face à cette situation, les utilisateurs ne savent pas quelle posture adoptée », a-t-il fait savoir.

Pour le député national Auguy Kalonji Kalonji, le paiement de cette taxe par la population aura des répercussions sur le coût d’utilisation des téléphones mobiles.

« Le service universel oblige les pouvoirs publics à faire bénéficier à la population des services de communication électroniques à un prix abordable, quelque soit sa localisation géographique sur le territoire national. Le service universel est ainsi perçu comme un filet de sécurité destiné à garantir qu’au moins un ensemble de services minimaux est mis à la disposition de tous les utilisateurs finaux et à des tarifs abordables pour les consommateurs, faute de quoi il existe un risque d’exclusion sociale empêchant les citoyens de participer pleinement à la vie sociale et économique », a-t-il rappelé.

Rappelons-le, le Ministre des Postes, Télécommunication et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, Augustin Kibassa Maliba, était jeudi 12 octobre à l’Assemblée nationale, pour répondre aux questions des élus membres de la commission Aménagement du Territoire, Infrastructures et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (sous-commission PTNTIC). Ces préoccupations avaient tourné autour de la mise en place du Registre des appareils mobiles (RAM), de la poste, du télécom et des nouvelles technologies.

Le ministre des PTNTIC avait fait savoir aux députés que le RAM est une recommandation de l’Union Internationale de Télécommunication dont la RDC est membre.

Faisant partie de cette organisation, elle doit s’adapter à l’évolution technologique. Il a ensuite abordé la question liée à l’importance du RAM qui est notamment un système de lutte contre les téléphones contrefaits.

Malgré la défense du Ministre de tutelle, constate-t-on, des voix continuent de se lever appellant à la suppression de cette taxe. Et attendent l’implication personnelle du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi.

 

 

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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