Sécurité
RDC : le Coordonnateur Tommy Ntambwe reçu par Sama Lukonde pour le déploiement idoine du programme DDRC-S
Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a échangé le samedi avec le Coordonnateur du programme DDRC-S, Tommy Ntambwe, rapporte la cellule de communication de la primature.
L’état des lieux et les termes de référence pour le déploiement idoine de ce programme pour la sensibilisation des populations sur terrain étaient au menu de leurs échanges, selon le coordonnateur de DDRC-S (Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation).
» Aujourd’hui, il s’agissait d’une séance de travail qui fait suite à une autre séance de travail qui était de présenter des civilités. Mais aujourd’hui, nous sommes allés en profondeur pour présenter le rapport, d’abord de la remise et reprise et le présenter au chef du Gouvernement, qui est en même temps Vice-président du Comité de pilotage. Nous voulons lui présenter notre feuille de route et la préparation du comité de pilotage. Il était très content que nous ayons évolué. Nous avons élaboré le document, les outils de travail, les outils de gestion du programme que nous sommes en train de contextualiser. Mais également, nous sommes très contents parce que nous avons revu la situation des zones sous état de siège, notamment la province de l’Ituri et la province du Nord-Kivu. Et nous avons retenu également certaines provinces prioritaires, notamment le Sud-Kivu, le Tanganyika et même le Maniema. Aujourd’hui, tout est mis en œuvre au niveau de la réunion du comité de pilotage pour que nous puissions lancer le programme et nous déployer rapidement sur le terrain dans les jours qui viennent », a déclaré Tommy Ntambwe, à l’issue de l’audience avec le Chef du Gouvernement.
A l’en croire, toutes les couches de la population congolaise sont concernées par la sensibilisation sur les motivations de ce programme DDRC-S.
« Les priorités de notre programme, c’est d’abord l’état des lieux. Nous avons déjà présenté les termes de référence, mais aussi, nous allons nous déployer sur le terrain, travailler avec les communautés pour mettre en place le cadre des concertations et d’appui pour la paix et le programme. A partir de ce cadre des concertations, nous allons procéder à la sensibilisation des communautés, des confessions religieuses et de toutes les forces vives, c’est-à-dire les députés nationaux et provinciaux, les anciens ministres, et tout le monde, les chefs coutumiers, les mutualités, etc. Nous allons tous les consulter. Par la suite, avec eux, nous allons déterminer où exactement faut-il installer les sites de regroupement, les sites de préparation à la réinsertion et la réintégration. Nous allons également définir les besoins prioritaires pour les communautés. Nous avons passé tout cela en revue. Nous allons le faire dans un document qui sera présenté en commission, parce que nous avons décidé de mettre en place une commission », a-t-il ajouté.
Précisons que le DDRC-S est un programme communautaire et non militaire. Son objectif est d’insérer les ex-combattants des forces négatives dans la communauté nationale.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
