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RDC : l’audit au ministère des Sports et loisirs, à quoi s’attendre ?

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Depuis quelques jours, les éléments de l’Inspection générale des finances ont érigé leur quartier général dans les bureaux du ministère des Sports et loisirs pour un audit général de ce ministère. Ils ont été instruit par le Premier ministre, Bruno Tshibala, appuyé par le Dircab du chef de l’Etat, Vital Kamerhe. Cet audit couvre la période allant du dernier trimestre de l’année 2018 au premier trimestre de l’année en cours (2019).

Le ministre des sports et loisirs ai, Lisanga Bonganga, la ministre des cultures et des Arts, ex ai aux sports, Astrid Madiya et le secrétaire du gouvernement

A quoi vise cet audit

Qui dit audit, induit examen, mesure, appréciation : on utilise souvent le terme audit financier pour désigner l’audit comptable et financier afin de jauger ses risques financiers par exemple, le cas échéant, l’Etat congolais qui est le sponsor numéro 1 des fédérations sportives, veut voir clair sur la gestion des sommes allouées au ministre des Sports et loisirs. Selon un avocat contacté par notre rédaction sous l’anonymat, il dit : l’audit ne vise pas des coupables, mais la gestion, il tend à dévoiler ce que le ministère et les fédérations font des fonds reçus de l’Etat pour la promotion du sport, mais sa suite est dangereuse. 

Quelques membres du mouvement sportif et le ministre Lisanga

Qu’est-ce qu’il faut s’attendre ?

Il est un fait connu des tous que le fond décaissé au mouvement sportif est marqué par des malversations, des abus de confiance, des escroqueries et des détournements. C’est qui explique la raison de cet audit dans ce ministère. 

Les dirigeants du mouvement sportif n’apprécient guère ce sujet portant sur des rapports justifiant l’affectation de l’argent public mis à leur disposition pendant la période sous audit. Soit du dernier trimestre de l’année 2018 au le premier de l’année 2019.

La ministre de la culture et arts, Astrid Madiya & le ministre des sports et loisirs ai, Lisanga Bonganga


Selon les sources concordantes, les cas les plus récents qui seront beaucoup plus mis en exergue sont les fonds alloués aux Léopards handball, volley-ball, luttes associées, football, à VClub et TP Mazembe pour la campagne africaine ainsi que le Judo. 

Le secrétaire général aux sports, Barthélemy Okito, le président de la FENACOJU, Dominique Makobo et l’ex ministre des sports, Papy Niango

La fédération de Judo en premier échantillon

Radié par ses propres membres de la fédération nationale congolaise de Judo ( Fenacoju ) pour n’avoir pas justifié un montant de 46.000 $ pour une compétition qui serait déroulé au Marrakech (Maroc), Dominique Makobo serait le premier échantillon. Le président de cette fédération doit justifier comment il a géré des fonds lui alloués par le mouvement sportif pour cette compétition.

Le président de FAHAND, Conseiller financier au ministre des sports et loisirs, Amos Mbayo kitenge


On évoque aussi la justification des fonds alloués pour les obsèques de l’icône du football africain, le recordman Ndaye Mutumbula, le 177.000 $ mis à la disposition du comptable public. 

« La FECOFA quant à elle et ses partenaires, entre autres le secrétariat général aux sports devront justifier 8 millions de dollars dont 100.000 dollars affectés à la sécurisation du match entre la RD-Congo et le Liberia » nous a expliqué un, membre du mouvement sportif 
Bref : les inspecteurs générale des finances vont passer en revue tous les fonds alloués par ce ministère allant la période indiquée ci-haut.

Le président de la FECOFA, Constant Omari Selemani


 
Signalons aussi que la date de fin de cet audit n’est pas encore connue, mais du moins, selon un avocat, si cet audit est fait en bonne et du forme, il y aura plusieurs têtes qui vont tomber. 

Wait and see ! 

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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