À la Une
RDC: la veuve du général Delphin Kahimbi désormais en résidence surveillée
Quelques jours après les obsèques de son mari dimanche 8 décembre à Kiniezire, huit hommes en uniforme prétextant appartenir à la justice militaire sont arrivés à son domicile mardi 10 décembre, explique Brenda, la veuve du général Delphin Kahimbi. Selon elle, ils ont présenté un document officiel qui les assigne, elle et sa mère, en résidence surveillée. La veuve Brenda Kahimbi dit ne pas connaitre les motivations de cette décision.
Emprisonnées depuis plusieurs mois, le neveu et le pasteur de la veuve Kahimbi ainsi qu’une dame accusée d’avoir facilité l’embauche d’un domestique ayant disparu restent en détention provisoire à Kinshasa.
L’instruction serait encore en cours pour déterminer les circonstances réelles de la mort du général Kahimbi. Le président de la République, cité dans un compte-rendu du conseil des ministres, avait fait allusion « aux signes de strangulation » observés sur la dépouille. Mais la veuve Brenda Kahimbi, elle, avait toujours affirmé à des journalistes que le général était décédé des suites d’une crise cardiaque. La justice militaire n’a toujours pas entendu cette dame qui préférait envoyer son avocate pour répondre aux convocations de la commission d’enquête.
La justice militaire n’a toujours pas donné les résultats de l’autopsie préférant attendre la clôture de l’enquête.
RFI
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
