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RDC : la société civile lance un SOS contre les moustiquaires Dawa-Tana
Dans une conférence de presse tenue ce mercredi 13 juin 2019 à Kinshasa, le Collectif des organisations de la société civile pour la santé et la lutte contre le paludisme en RDC (Cosap) alerte sur l’inefficacité des moustiquaires de marque Dawa-Tana distribués en 2017 et 2018, par les principaux bailleurs des fonds de lutte contre le paludisme, sous seing de Global Fund et PMI.
Après conclusions et investigations, ce Collectif fait savoir à l’opinion que ces moustiquaires sous dosés d’insecticides ne protègent pas efficacement contre le paludisme.
Notons qu’après avoir été averti par le Cosap du scandale de sous-dosage des moustiquaires Dawa, fabriqués entre janvier 2017 à avril 2018 et distribués entre 2017 et 2018, le ministre de la Santé Oly Ilunga avait, en date du 18 mars 2019, réitéré la décision de la mise en quarantaine et la suspension de la distribution des MILDA Dawa jusqu’à l’obtention des résultats du test bio efficacité.
C’est dans ce sens que le Cosap exige du gouvernement et partenaires impliqués dans la lutte contre le paludisme, la diffusion des résultats du test d’efficacité qui devrait être fait dans les deux semaines suivant la date du 18 mars 2019 par les institutions de recherche du pays. Il demande d’ores et déjà de privilégier la qualité et la transparence dans le processus de sélection des fournisseurs.
Dr Félix Musikya a aussi profité de l’occasion pour dénoncer la vente à la sauvette des moustiquaires. Pour lui, cette pratique est dangereuse pour la Santé vu la chaleur est poussières dont sont exposés ces moustiquaires.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
