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RDC/Kwango : nouveau dg de la DPRK, André Fwampa affiche ses ambitions
La Direction provinciale des recettes du Kwango(Dprk), l’unique régie financière de la province du Kwango, a un nouveau directeur général: André Fwampa Munongo.
Licencié en Sciences commerciales et financières et expert en fiscalité, André Fwampa vient de remplacer Masala Loka, appelé, lui, à d’autres tâches auprès du gouverneur de province.
Cette nomination, attendue la semaine dernière, vient finalement de tomber sans surprise, à la suite des réclamations de l’ABG, parti politique du député national Jonathan Wata, qui a revendiqué ce poste au nom des clauses prises avec Jean-Marie Peti-Peti, pour son élection.
Pour des observateurs, André Fwampa aura été l’homme providentiel pour cette régie et pour la province du Kwango.
Les uns vantent son expérience en gestion, les autres font confiance aux collaborateurs mis autour du nouveau promu.
Ancien petit séminariste de Saint Charles Lwanga de Katende, André Fwampa affiche derrière lui une expérience riche dans le domaine de gestion de l’administration fiscale.
En 1997 déjà, il a été engagé inspecteur à la société nationale de loterie à Kinshasa. Ayant fait preuve de fin manager, il a été élevé, deux ans plutard, au poste de chargé d’administration et finances de la même Sonal à Kikwit (en province de Kwilu actuellement).
En 2001, la Fonction publique a eu besoin de lui pour être l’un de ses formateurs. André Fwampa a marqué son temps dans le contrôle des agents et fonctionnaires de l’Etat dans l’ancienne province du Bandundu.
A l’avènement de la Commission Électorale Indépendante (CEI, ancêtre de l’actuelle Ceni, NDLR), il a brillé au concours d’engagement et a été fait superviseur provincial pour l’ancien Bandundu.
Depuis 2007 jusqu’à sa nomination à la tête de la Dprk, il a oeuvré comme Assistant parlementaire auprès du député Jonathan Wata Bialosuka (Sénat et Assemblée nationale).
Le nouveau directeur général de la Dprk a confié ce lundi soir à CONGOPROFOND.NET qu’il mettra son expertise et son savoir-faire en marche pour donner à la province du Kwango une régie financière à la taille de ses défis et des attentes de sa population.
Notons que son prédécesseur, Masala Loka, venait de dépasser ses assignations en réalisant 45 millions de francs en 6 jours (selon les informations fournies par le gouverneur lui-même à l’occasion de l’investiture du gouvernement à l’assemblée provinciale).
Pour égaler cet exploit, voire le dépasser, André Fwamba entend se déployer pour viabiliser la régie et ses services, la professionnaliser.
Il promet de travailler avec tous les services d’assiette de la province, répertorier les assujettis et sensibiliser à la culture fiscale au travers des « matinées fiscales » qu’il va désormais organiser, et imposer une tracabilité des recettes.
Ses idées proviennent du constat selon lequel la Dprk n’était organisée de manière à aider l’exécutif provincial à avoir les moyens financiers pour atteindre les objectifs de son programme.
Le nouveau directeur général de la Dprk entend aussi couvrer l’ensemble de la province. Il va sans dire que « l’action de la Dprk de gouvernances récentes s’est concentrée sur le seul territoire de Kenge », a fait savoir André Fwamba.
Selon lui, en effet, plus de quatre-vingt-dix pourcents de recettes réalisées par la Dprk proviennent du seul territoire de Kenge. « Nous irons vers les quatre autres territoires en vue de booster et de redynamiser les recettes », a-t-il promis. Sur ce point, il a fait noter qu’il n’est pas un chef de bureau, mais un homme de terrain !
Il a prévenu que le pouvoir sera axé sur le contrôle et que le service de l’inspection aura du travail sur terrain.
André Fwampa pense que pour donner les moyens à l’exécutif afin de faire aboutir son programme, il faut également diversifier les recettes. Il a noté que la Dprk était bornée sur les seuls produits agricoles (arachides, maïs) ou forestiers (braises). La Dprk va alors recouvrer différents impôts, taxes et redevances.
Dans le cadre de sensibilisation à la culture fiscale, les Kwangolais verront l’apparition de l’impôt sur le revenu locatif (IRL), l’impôt foncier (IF), la patente, la vignette, la taxe pour publicité extérieure, la taxe sur la consommation, et autres redevances.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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Kibali et ses 700 partenaires congolais : Le pari réussi du contenu local à Watsa, avec IOB en première ligne !
Dans le territoire de Watsa, où se trouvent les sites miniers de Durba et Doko, l’histoire de Kibali Gold Mine ne se résume pas à l’exploitation de l’or. Depuis le lancement de ses activités, la société minière a favorisé l’émergence d’un tissu entrepreneurial local capable d’accompagner son développement. Parmi les entreprises qui incarnent cette réussite figure Inter Oriental Builders Sarl (IOB), une société congolaise dont la croissance est étroitement liée à la politique de promotion du contenu local mise en œuvre par Kibali.

Kibali, le poumon économique du Haut-Uélé
Au fil des années, Kibali Gold Mine s’est imposée comme le principal moteur économique du nord-est de la RDC. Les investissements réalisés dans le pays dépassent aujourd’hui 6,3 milliards de dollars américains, dont plus de 3,1 milliards ont été directement versés à des entrepreneurs et partenaires locaux.
Plus de 700 entreprises congolaises bénéficient désormais des programmes d’approvisionnement et de renforcement des capacités développés autour de la mine. La société emploie par ailleurs plus de 5 000 travailleurs et contractants, dont plus de 90 % sont Congolais.
Pour le Haut-Uélé, et particulièrement pour Watsa et Durba, ces investissements ont profondément transformé le paysage économique. Kibali représente une source importante des recettes publiques provinciales et constitue le principal pôle d’attraction économique de la région.
IOB, une réussite entrepreneuriale forgée à Watsa

C’est dans ce contexte qu’Inter Oriental Builders Sarl s’est progressivement imposée comme un partenaire stratégique de Kibali Gold Mine. Basée à Durba avec un siège à Ariwara, IOB a développé un savoir-faire reconnu dans le génie civil, les infrastructures minières, les travaux routiers et la fourniture de matériaux de construction.
Depuis plus d’une décennie, la société participe à plusieurs projets structurants liés aux activités de Kibali. Elle a contribué à la construction de camps de réinstallation, d’infrastructures communautaires, d’ouvrages hydrauliques ainsi qu’à l’aménagement et à l’entretien de nombreux axes routiers, facilitant à la fois les opérations minières et les échanges économiques dans cette partie enclavée du Haut-Uélé.
Le partenariat entre Kibali et IOB illustre concrètement la volonté de promouvoir les compétences nationales et de créer une véritable chaîne de valeur locale autour de l’industrie minière.
Des infrastructures qui profitent aux communautés

Les retombées de cette collaboration dépassent largement le secteur minier. Les infrastructures réalisées améliorent les conditions de vie des populations de Durba, Doko et des localités environnantes. Routes, adductions d’eau, bâtiments communautaires et ouvrages d’assainissement participent au désenclavement et au développement socio-économique du territoire de Watsa.
Au-delà des marchés attribués aux entreprises locales, Kibali a également investi dans des projets sociaux, éducatifs et sanitaires qui renforcent le développement durable de la région. Plusieurs programmes communautaires financés dans le cadre de ses engagements sociétaux contribuent à améliorer les services de base pour les populations du Haut-Uélé.
Le modèle Watsa, une référence du contenu local en RDC

L’expérience de Kibali Gold Mine et d’Inter Oriental Builders démontre que l’exploitation minière peut devenir un puissant levier de développement territorial lorsqu’elle s’appuie sur des entreprises locales compétentes. À Watsa, Durba et Doko, cette collaboration a favorisé l’émergence d’un secteur privé congolais capable de répondre aux standards internationaux tout en créant des emplois et des opportunités économiques durables.
L’histoire d’IOB est ainsi celle d’une entreprise congolaise qui a grandi avec les ambitions de Kibali Gold Mine et qui contribue aujourd’hui, à travers ses réalisations, à la transformation économique du Haut-Uélé. Plus qu’une relation commerciale, ce partenariat constitue un exemple concret de développement partagé, où la richesse minière devient également un moteur d’entrepreneuriat local et de progrès pour les communautés.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
