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RDC/Kwango: les ministres provinciaux poussés précocement à la porte de sortie
Les ministres provinciaux du Kwango rendent le tablier. L’un de cinq arrêtés du gouverneur Jean-Marie Peti-Peti a abrogé le précédent qui leur conférait leurs fonctions.
Le nouveau gouverneur du Kwango détient des informations faisant état de compromission de certains membres du gouvernement précédent, notamment les détournements de biens du patrimoine de la province et autres méfaits à leur charge.
Sur recommandation de l’Assemblée provinciale et autres sources, Peti-Peti a dû prendre des mesures pour mettre rapidement fin au mandat des ministres provinciaux, en écourtant sensiblement leur règne. Ainsi, les ministres ont été empêchés d’assumer les affaires courantes.

En l’absence du gouverneur, les ministres provinciaux ont fait la remise et reprise avec le Secrétaire Exécutif provincial.
Ce samedi, M. Freddy Biango a confié à CONGOPROFOND.NET qu’il a atteint plus de 90 % des résultats (plus de 7 ministres visités et qui se sont conformés à la norme).
Le ministre des Finances a été le premier à rendre le tablier.
Selon les informations en notre possession, Bernard Ntendi aurait hâte à partir. Le vendredi 17 mai, Freddy Biango a reçu le tablier du ministre délégué à la Santé et du ministre de l’ Agriculture.
Le samedi a été le tour des ministres de l’Education et du Budget.
Le ministre de l’ Education, Frink Butandu, s’est dit heureux d’avoir rendu ses services à la province.
Selon nos sources, le ministre de la Justice, le jeune Hugues Mwambu, se fait prier et pourra être visité par l’équipe de Biango en dernier ressort.
Emile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
