À la Une
RDC/Nord-Kivu : Elisée Munembwe, J.P. Kabanda, Vunabandi et Jean Bahumbilia, élus sénateurs
Le Nord-Kivu connait déjà provisoirement ses 4 sénateurs, ce samedi 18 mai 2019. Il s’agit d’Elisée Munembwe, Jean-Pierre Kabanda, Célestin Vunabandi et Jean Buhumbilia.
La double élue de Walikale, Elisée Munembwe, a raflé, à elle seule, 10 voix, alors que Jean-Marie Katokolyo et Jean-Pierre Kabanda ont fait un ex-aequo de voix.

Conformément à la loi, c’est l’actuel ministre provincial des Finances, qui est désigné vainqueur, car étant le plus âgé. C’est le ministre provincial des finances qui est donc désigné vainqueur. Ce qui a donné automatiquement la chance au candidat du MS, Jean Bahumbilia, qui a 3 voix qu’on ajoute aux deux voix de Camile Paluku Kamite, tous deux de la même liste. Ainsi, il a eu donc dans son compteur 5 voix et faisant donc de lui, le 3è sénateur pour la province du Nord-Kivu en attendant la publication des résultats définitives de la centrale électorale.
Célestin Vunabandi a eu de sa part 5 voix.
Par ailleurs, parti favori le doyen d’âge des élus provinciaux, Pierre Pay Pay Wa Sakasygie a eu 4 voix pendant que le secrétaire adjoint permanent du PPRD s’est contenté d’une seule voix.

Pour rappel, la CENI avait enregistré 38 candidats sénateurs pour 4 sièges à pourvoir pour le Nord-Kivu. Trois parmi eux ont désisté. Il s’agit du professeur Arsène Mwaka Bwambale, président national De la DCF/N, de Rémi Segihobe et de Paluku Makata.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
