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RDC/Kasumbalesa: le député Anaclet Kabeya en quête des solutions pour mettre fin à l’insécurité
Dans le cadre de ses vacances parlementaires, le député national, élu de Sakania dans le Haut-Katanga, séjourne à Lubumbashi depuis le mardi 03 mars 2020 avant d’atteindre KASUMBALESA, son fief électoral situé à 90 km de Lubumbashi.
Préoccupé par l’insécurité qui gangrène non seulement Lubumbashi, mais également KASUMBALESA qui porte le maillot jaune d’ailleurs, l’élu du peuple a fait entendre les pleurs de ses électeurs.
Anaclet Kabeya s’est associé avec ses collègues d’autres circonscriptions dont : 3 de la circonscription de Lubumbashi, 1 de Mitwaba, et lui de Sakania, pour des rencontres de haute facture avec les autorités.
Le mardi, ils ont été reçus par le responsable de la police du Haut Katanga, Louis Second KARAWA.
La question de l’insécurité a été au centre de l’entretien. Occasion pour le député KABEYA de faire entendre aussi la voix de sa circonscription où l’insécurité reste puissante.
Face au tableau sombre dressé par ce député national, le patron provincial de la police a promis son engagement et sa détermination pour éradiquer ce fléau.
Pour ce mercredi, Anaclet KABEYA, ensemble avec ses collègues députés, a eu un tête-à-tête avec le vice-président de l’Assemblée provinciale. Ils ont invité ce dernier à prendre au sérieux cette question et surtout de rappeler à l’ordre les membres de l’exécutif provincial.
Cette rencontre est intervenue dans un climat tendu sur la ville, car la population est entrain de manifester pour obtenir la démission du gouverneur Jacques KYABULA KATWE et son ministre de l’Intérieur Bobo MALULU, tous deux accusés de complicité dans la situation qui bat son plein dans la ville.
Joint au téléphone, Anaclet KABEYA annonce bientôt sa descente à KASUMBALESA.
L’élu de l’UDPS déclare avoir à coeur toutes les réalités de sa circonscription, et souligne qu’il ira jusqu’au bout avec sa question d’actualité au VPM/INTÉRIEUR pour des actions et résultats rapides.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
