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RDC : l’Union des ressortissants du Bandundu exige la libération du DG de l’Office des Routes
Dans une déclaration faite ce jeudi 05 mars au Grand Hôtel Kinshasa Gombe, le président de l’Union des ressortissants du Bandundu, Éric Kinzambi, condamne l’arrestation de l’un des notables du Grand Bandundu, le DG de l’Office des Routes, Mutima Sakrini. Il estime que cette arrestation est brutale et précipitée. « Nous, ressortissants de Bandundu, venons par la présente condamner l’arrestation brutale et précitée de notre frère Mutima Sakrini Herman, DG de l’Office des Routes, par le parquet général près la Cour d’appel de Matete », a-t-il déclaré.
Selon l’union des Ressortissants du Bandundu, le cas de leur frère n’était pas encore examiné par le parquet général près de la cour d’appel Matete.

Éric Kinzambi, président de l’union des ressortissants de Bandundu
« À notre connaissance, les pièces à conviction de plus de 20.000 pages représentant les justifications de décaissement pour 124 projets pilotés par l’Office des Routes dans le cadre du programme de 100 jours n’ont pas encore été examinées par le parquet avant son arrestation que nous dénonçons ».
Enfin de conclure :
« L’État de droit ne signifie pas précipitation dans l’instruction des dossiers judiciaires. Nous exigeons donc la libération immédiate de l’ingénieur Mutima Sakrini, un expert de haut niveau qui fait la fierté de la RDC tant sur le plan international que national ».
Pour rappel, les parquets généraux près les cours d’appel de Kinshasa-Gombe et Matete poursuivent les instructions sur les enquêtes judiciaires sur les travaux initiés par le Chef de l’Etat dans le cadre de son programme de 100 jours.
Et trois personnalités ont été assignées par des mandats d’arrestation provisoire (MAP) et détenues préventivement à la prison centrale de Makala depuis 27 février. Il s’agit des directeurs généraux des sociétés SAFRICAS, Samibo Congo, David Blattner, et Office des routes, Mutima Sakrini, aussi du président de la communauté libanaise en RDC, Jammal Samih.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira
Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.
Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.
Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.
Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.
Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
