Actualité
RDC/Kasaï-Central : Me Johnny Mayi trouve inopportune la motion de 5 députés contre Sessanga
Avocat près le barreau de Kananga, Me Jhonny Mayi condamne énergiquement la motion de défiance contre le président de l’Assemblée provinciale du Kasaï Kasaï-Central.
Pour lui, la motion de défiance est une prérogative constitutionnelle dévolue aux députés pour déchoir en cas de manquement grave de quelques membres du bureau ou soit du Gouvernement.
Dans le cas particulier du Kasaï Central, l’usage de cette arme est utilisée abusivement sans tenir compte de la conjoncture politique, de la gravité des faits reprochés à l’incriminé mais aussi de l’incidence sur le fonctionnement normal des institutions.
Il rapelle que dans la législature passée, la province du Kasaï Central qui a vu plusieurs gouverneurs partir par caprices, jalousies, et manque de tolérance des députés, a manqué l’occasion de vivre l’effectivité d’un seul programme.
Alors que Trésor Kapuku était sur une très bonne dynamique d’asphaltage de quelques routes de la ville avec l’arrivée des bitumes achetées avec des fond d’investissement alloués par le Gouvernement central, rappelle-t-il, ce projet s’est arrêté juste avec son départ.
Kabasubabu arrive avec ses Américains pour la relance de l’agriculture, sans qu’on lui accorde la possibilité de répondre à l’accusation, tout est parti vite. Kande arrive avec Kalambambuji, éclairage de la ville par le solaire et le transport public. Tous ces projets tombent à l’eau. La centrale solaire est là comme un éléphant blanc sans que personne ne s’en occupe. Kalambambuji est là sans qu’il y’ait continuité de ce qui a été décidé.
Tous les bus tombés en panne parce que ce sont des individus qui ont bénéficié du butin sans que la province se retrouve. Personne ne s’occupe de nouvelles installations d’éclairage public laissé sous Kande. Milonga est arrivé, et a laissé la province sous perfusion, Kambayi s’est occupé des miliciens pour offrir les élections paisibles.
Pour l’avocat, toutes ces illustrations doivent nous servir d’exemple pour la stabilité des institutions, que plutôt nous engager inutilement dans la course de « ote toi de là que je m’y mette ».
Pour rappel, 5 députés provinciaux on déposé à l’organe délibérant lundi 14 octobre, une motion de défiance contre Aimé Sessanga. Les signataires chargent le président Patrice aimé Sessanga de
violation flagrante de règlement intérieur en ses articles 29,98 et 99, en levant les immunités du député provincial Kapena Tshinyama , le rabattement des émoluments sans concertation préalable, le non paiement de jettons de présence et de frais de mission et des fonctionnement des commissions et groupes parlementaires, le refus d’élaborer un budget rectificatif 2019 ayant pour conséquence le manque d’une base budgétaire du taux des émoluments et des frais d’installation.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
