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Justice

RDC : Justice pour Francine Ntumba Kankonde et son fils, Sarif Ismaël Mukeba Tshilomba, froidement abattus

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Plusieurs Congolais réclament justice pour Maman Francine Ntumba Kankonde et son fils Sarif Ismaël Mukeba Tshilomba, tous deux tués dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 mai à Yolo/Kalamu.

Fraîchement diplômé de l’ISTA, Ismaël pratiquait également le football au sein de l’équipe de la première division Lipopo, God’w de Matete. Il était surnommé « Ozil ».

En rentrant de l’entraînement, il a été arrêté par des policiers (opération Panthère Noire) devant leur maison, sous prétexte qu’il était un « kuluna » (brigand urbain) .

Informée de l’arrestation, sa mère a suivi les policiers partout où ils emmenaient son fils toute la nuit. Malheureusement, ils ont été retrouvés morts le samedi, leurs corps criblés de balles.

Un internaute a écrit : « Barbarie policière… Sous d’autres cieux, le commissaire général de la police, le gouverneur de la ville, le commandant de l’opération dans cette partie de la ville seraient tous arrêtés… Lorsque c’est un Noir américain tué en Floride, nos réseaux sociaux sont inondés. Je dénonce ce silence, que justice soit faite… »

De l’autre côté, Seth Kikuni, candidat à l’élection présidentielle précédente, a écrit ceci : « Nous sommes vendredi 3 mai. Sarif Ismaël Mukeba Tshilomba (étudiant universitaire) est arrêté devant chez lui, au numéro 39 bis de l’avenue Ezo (Yolo), par des policiers se déclarant de l’opération Panthère Noire. Alertée, sa mère Francine Ntumba Kankonde suit la voiture de patrouille pour affirmer que son fils n’est pas un kuluna. Elle est abattue à bout portant, criblée de plusieurs balles. Comme si cela ne suffisait pas, les mêmes policiers décident également de tuer le fils par balles plus tard dans la même nuit. Il s’agit d’un crime d’État contre une famille et des citoyens pacifiques sans voix. Cette famille réclame justice. C’est inacceptable ! » écrit Seth Kikuni. Dossier à suivre.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

Justice

Butembo : le COVISMAKI exige justice pour les victimes des massacres de Kikyo, 28 ans après

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« Nous demandons que justice soit faite pour les victimes de Kikyo », a déclaré Junior Mastaki Milton, ce mardi 14 avril 2026 à Butembo, lors de la commémoration des massacres du 14 avril 1998. À travers cette prise de parole, le coordonnateur du COVISMAKI a réaffirmé l’engagement des victimes et de leurs familles à obtenir réparation pour ce drame longtemps resté impuni.

Organisée à la paroisse Saint Sacrément de Lyambo, dans la commune de Kalemire, cette journée de mémoire a rassemblé plusieurs fidèles, autorités locales et acteurs communautaires. Le COVISMAKI a profité de cette célébration eucharistique pour rappeler l’importance de préserver les lieux d’inhumation et de transmettre la mémoire des victimes aux générations futures.

Dans son intervention, Junior Mastaki Milton a insisté sur la responsabilité collective face à ce passé douloureux : « Chaque 14 avril, nous entretenons les tombes pour que les traces ne disparaissent pas », avant d’ajouter que « si ces massacres ont été reconnus, il est incompréhensible que la justice tarde encore à être rendue ».

La commémoration a également connu la participation de plusieurs députés provinciaux, dont Chafi Musitu, Kambale Kibakose Moïse et Christian Mafungula, venus témoigner leur solidarité. Tous ont relayé le message de justice et de reconnaissance en faveur des victimes et de leurs familles.

Des survivantes ont livré des récits poignants, à l’image de Cécile Kavira, qui a perdu son mari enseignant lors des violences. « Il a été tué par balle en tentant de fuir et enterré près du lieu du crime », a-t-elle confié, évoquant aussi les difficultés persistantes auxquelles font face les veuves et les orphelins depuis ce drame.

La journée s’est clôturée par une procession à travers les principales artères de la ville jusqu’au cimetière de Kitatumba, où des gerbes de fleurs ont été déposées au mémorial de Kikyo. Près de trois décennies après les faits, les familles continuent de dénoncer l’absence de justice pour ces centaines de civils tués ou enterrés dans des fosses communes en 1998.

Dalmond Ndungo

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