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RDC : JED pour la réouverture des procès des journalistes assassinés sous le régime Kabila

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Dans le cadre de la célébration, ce 3 mai 2019, de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse en République Démocratique du Congo, l’ONG « Journalistes en danger » (JED) a demandé la réouverture des procès des journalistes congolais assassinés.

En effet, indique l’organisation, après 18 ans de pouvoir, le président Kabila a laissé derrière lui une presse moribonde, des médias sinistrés, et des journalistes livrés à la violence d’Etat.

Considérée comme l’un des pires pays en Afrique pour les journalistes, la RDC occupe la 154è place sur 180 pays, dans le dernier classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters sans Frontières (RSF-Paris).

Le long règne de Joseph Kabila à la tête de la RDC a été marqué par des brimades, des attaques et fermetures des médias, des arrestations et violences allant parfois jusqu’aux assassinats des journalistes.

Au total, au moins 14 journalistes ou professionnels des médias ont été tués dans des conditions qui n’ont jamais été clairement élucidées. Dans la majorité des cas, des enquêtes annoncées au lendemain de ces assassinats, n’ont jamais eu lieu ou ont été sciemment bâclées, et ont abouti à des procès qui n’ont pas permis d’identifier les véritables auteurs ou commanditaires de ces meurtres des journalistes, ou les mobiles de ces crimes.

Que ce soit dans les cas des assassinats à Bukavu, à l’Est du pays, de l’activiste Pascal Kabungulu de l’ONG Héritiers de la Justice (2005) et de deux journalistes de radio Okapi, Serge Maheshe (2007), et Didace Namujimbo (2008), de Patient Chebeya à Beni (2010), des militaires en exercice se sont retrouvés dans le box des accusés. Il en est de même pour Franck Ngyke du journal La Référence Plus et son épouse Hélène Mpaka (2005), ou pour Bapuwa Mwamba, freelance à Kinshasa (2006).

Pour JED, ces assassinats sont aujourd’hui le symbole de l’impunité des crimes commis contre les journalistes.

Alors que le nouveau président Félix Tshisekedi s’est engagé, dans son discours d’investiture, à faire des médias « des véritables 4è pouvoir » ; à œuvrer pour le respect des droits fondamentaux, et à sensibiliser les forces de sécurité au respect des droits et libertés des journalistes à exercer leur mission d’information sans crainte des représailles, JED considère que c’est la gangrène de l’impunité qui encourage l’intolérance contre les médias et entretient l’insécurité pour les journalistes.

Par conséquent, JED demande solennellement aux nouvelles autorités de la RDC de rouvrir les procès de tous les journalistes assassinés sous l’ancien régime de Joseph Kabila, afin que les principaux suspects répondent enfin de leurs actes.

L’Etat de droit souhaité par le nouveau pouvoir doit être la résultante de la cessation de la culture de l’impunité qui a été érigée en système de gouvernement sous le régime du président Joseph Kabila, au pouvoir pendant 18 ans.

Enfin, JED demande au nouveau pouvoir en RDC de faire de la protection des journalistes, et de la réforme du cadre juridique qui punit les délits de presse des peines de prison, une priorité, s’il souhaite effectivement que les médias deviennent « véritablement un quatrième pouvoir », comme il l’a promis lors de son discours d’investiture.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe

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L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.

À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants

De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.

Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Une intervention qui vire au drame

Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.

Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.

D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.

Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.

La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.

C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.

La peine capitale requise, verdict attendu

Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.

L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.

Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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