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RDC: Jeanine Mabunda élue à la tête du bureau définitif de l’Assemblée nationale

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Ça y est. On connaît désormais le successeur de Aubin Minaku à la tête du bureau définitif de l’Assemblée nationale. C’est bel et bien sa camarade du parti (Pprd), élue de Bumba, dans la province de Mongala, Jeannine Mabunda Lioko.
Elle est élue à ce poste par ses collègues au cours de la plénière de ce mercredi 24 avril 2019 au Palais du Peuple.

Bureau définitif de l’ assemblée nationale

Dans ce bureau définitif de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund-A-Kabund et Balamage Nkolo Boniface sont élus respectivement comme 1er et 2e vice-présidents.

Musao Kalombo Mbuyu est le nouveau rapporteur de l’Assemblée nationale. Son adjoint ne sera pas connu, suite au refus de l’opposition parlementaire qui réclamait deux postes dans ce bureau définitif.

Alfani Machozi Marie-Claire est élue questeur et aura comme adjoint Innocent Unyon Vakpa Katumba Oruma.

Cette élection, note-t-on, marque la fin de la mission du bureau provisoire de cet organe délibérant et ouvre la voie à la mise en place imminente du nouveau gouvernement qui accompagnera Félix Antoine Tshisekedi.

Jeanine Mabunda Lioko

Dans son allocution de campagne, Jeannine Mabunda avait promis à ses collègues qu’elle s’engageait à être à la proximité et à l’écoute du peuple. En même temps, elle sera à l’écoute de tous sans discrimination (majorité et opposition).

Pour mémoire, Jeannine Mabunda Lioko Mudiayi a fait partie des gouvernements Gizenga et Muzito au poste de ministre du Portefeuille du 5 février 2007 au 6 avril 2012. Mabunda a été directrice du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) du pays.

 

Avec une licence en droit de l’Université catholique de Louvain et une licence spéciales en Sciences commerciales de l’Institut catholique des hautes études commerciales (ICHEC) de Bruxelles, Jeannine Mabunda Lioko Mudiayi commence sa carrière professionnelle en 1988 à la Citibank Congo comme account officer, chargée des relations avec les grands comptes et analyste crédit.

De 1993 à 1995, elle supervise la direction commerciale de African System (ASYST). De 1997 à 2000, elle est conseillère au cabinet du gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) et participe, à ce titre, aux négociations trimestrielles FMI/Banque mondiale et BCC à Washington et Paris.

En 2002, elle est nommée administratrice-déléguée générale (ADG) du Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Au cours de ce mandat de cinq ans, le FPI se dote d’un nouveau siège social sur fonds propres et poursuit une politique salariale de paiement régulier des salaires. Elle obtient aussi l’augmentation des interventions du FPI en faveur des entreprises, l’amélioration du taux de recouvrement des prêts, la réduction du déficit…

Le 5 février 2007, elle est nommée ministre du Portefeuille de l’État, chargée notamment de la réforme des entreprises publiques.

Puis le 9 juillet 2012, le président Joseph Kabila la nomme conseillère spéciale en matière de lutte contre les violences sexuelles, loin de ses sujets dans lesquels elle a exercé ses activités, et dans un domaine ou la République démocratique du Congo avait mauvaise réputation. Cependant, elle a rempli avec dexterité ses tâches, allant jusqu’à s’impliquer pour la condamnation des civils et militaires indexés responsables des crimes sexuels etrecrutements des enfants dans des groupes armés.

Jeannine Mabunda a été élu lors des élections législatives nationales de 2011 puis réélu en 2018 dans la même circonscription électorale de Bumba.

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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