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RDC/Ituri: après avoir récupéré Wago, le Lt général Amisi « Tango Four » se rend à Minembwe au Sud-Kivu

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Le chef d’État major général adjoint chargé des opérations et renseignements des forces armées de la RDC, le Lieutenant Général Gabriel Amisi Kumba, a quitté Bunia ce jeudi 4 juillet pour Minembwe dans la province du sud Kivu pour une mission sécuritaire.
Ceci, après avoir réussi à récupérer la forêt de Wago, le principal bastion de la milice d’un certain Ngudgolo.

Se confiant à la presse avant son départ, son porte-parole a indiqué que cet officier supérieur de l’armée quitte l’Ituri pendant que la situation sécuritaire en territoire de Djugu est généralement calme et sous contrôle de l’armée.
« Les FARDC demandent tout simplement à la population de continuer à collaborer étroitement avec elles en dénonçant tous mouvements suspects pour éradiquer totalement cette milice, car ces rebelles sont éparpillés actuellement dans la population civile. Qu’elle fasse confiance à notre seule armée, nous sommes à son service jusqu’au sacrifice suprême. Qu’elle mette à notre disposition toutes les informations nécessaires, qu’elle soit calme et vigilante », a ainsi lancé le major Jerry Gbelo Pazonga.

Il a, par ailleurs, affirmé que les opérations de traque se poursuivent pour pacifier totalement les territoires de Djugu, de Mahagi et dans une partie d’irumu.

« Les forces loyalistes sont en train de construire leurs logis à Wago, Kodha, Kpandroma dans le secteur des Walendu pitsi pour pérenniser leurs actions », a-t-il ajouté.

Rappelons que c’est depuis le 15 mai dernier que le lieutenant général Gabriel Amisi Kumba dit Tango Four est en tournée d’inspection et d’évaluation des unités engagées dans les différents secteurs opérationnels de la 2e zone de défense.

À part la province de l’Ituri, cette mission l’avait conduit aussi à Tshikapa, Kananga, Mbuji-Mayi, Lubumbashi, Likasi, Kipushi, Kamina, Nyunzu, Bendera mais aussi à Kalemie.

Godefroid Tshombe/CONGOPROFOND.NET

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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru

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Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.

Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions

Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.

Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.

Un isolement financier et diplomatique renforcé

Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.

Des accusations précises du Trésor américain

Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :

Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique

Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements

Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays

L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles

Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger

Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place

Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.

Un contexte national déjà explosif

Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.

Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Une pression internationale et interne convergente

Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET 

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