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RDC: Ilunga Ilunkamba attendu ce mardi à l’Assemblée nationale
Le bureau de l’Assemblée nationale vient de notifier le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba de la motion de censure initiée contre lui et tout son gouvernement. Mboso Nkodia, président du Bureau d’âge, l’a fait savoir dans une correspondance adressée au locataire de l’avenue Roi Baudouin dont une copie est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET ce samedi 23 janvier 2021.
À cet effet, Ilunga Ilunkamba Sylvestre Sylvestre est invité à se présenter à la plénière du mardi 26 janvier prochain.
D’après Mboso, c’est l’occasion pour le chef du gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba d’exposer ses moyens de défense sur les griefs lui reprochés.
Du côté Front Commun pour le Congo(FCC), l’on dénonce l’attitude du Président du bureau d’âge, estimant qu’il va au-delà de ses prérogatives.
Pour Patrick Nkanga Bekonda, Conseiller Principal en charge des questions juridiques et politiques de Sylvestre Ilunga Ilunkamba, seul le bureau définitif de plein des pouvoirs peut examiner la motion de censure contre le Premier Ministre.
D’après Chérubin Okende, initiateur de la motion, il a pu recueillir les signatures de 301 députés nationaux. Après le dépôt de la motion, il avait rappelé que la recevabilité d’une motion contre le Premier Ministre est déjà de 1/4 de l’Assemblée nationale, soit 125 signatures des députés nationaux.
Rappelons-le, les groupes parlementaires MS-G7, AMK et Alliés, MLC-ADN, avaient décidé à l’unanimité de signer la motion de censure et subséquemment de voter en faveur de la déchéance du gouvernement du Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
Pour ces élus proches de Katumbi et Bemba considèrent que cette motion de censure constitue le parachèvement de la disqualification du régime FCC-CACH après la déchéance du bureau de l’Assemblée nationale.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
