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RDC: Huang Xia, envoyé spécial du SG de l’Onu dans les Grands lacs, réaffirme son soutien au MNS
L’envoyé spécial du secrétaire général des Nations-Unies dans les Grands lacs, Huang Xia, s’est entretenu, ce lundi 15 avril 2019 à Kinshasa/Gombe, avec le coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’accord-cadre d’Addis Abeba (MNS), Claude Ibalanky Ekolomba. Cette entrevue, souligne-t-on, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre le bureau de l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations-Unies dans les Grands lacs et le nouveau leadership au MNS.
« Le Mécanisme national de suivi est une structure très importante dans la mise en œuvre de l’Accord cadre de la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la région des Grands lacs. Avec le coordonnateur du MNS, j’ai eu un entretien très riche, très intéressant et très constructif. Avec lui, nous avons échangé autour des échéances à préparer. Et d’ici la fin de l’année en cours, nous aurons des résultats concrets dans le cadre de la pérennisation de la paix dans ce pays et dans la sous-région. Je lui ai rassuré de notre soutien », a déclaré Huang Xia.
Saluant, par ailleurs, le travail abattu par son prédécesseur dans le cadre de la recherche de la paix et de la sécurité dans la région des Grands lacs, Huang Xia se dit prêt à poursuivre le travail déjà initié par Said Djinnit. « Mon prédécesseur m’a laissé un héritage très riche et très important. Je pense que les acquis sont déjà là. C’est à nous de reprendre ce patrimoine, cet héritage, et engager des actions plus concrètes, plus ambitieuses afin d’engager les organisations régionales, sous-régionales, les pays concernés et obtenir des acquis encore plus importants en vue d’obtenir la paix, la sécurité ; accompagner les pays concernés à s’engager dans un processus de développement socioéconomique plus ambitieux », a-t-il appuyé.
Quant au coordonnateur du MNS, Claude Ibalanky, il a confirmé le contenu de cet entretien. « Nous sommes très contents et satisfaits de cet entretien. Au cours des échanges, nous avons abordé les questions de la collaboration entre nos deux institutions. La dernière réunion du Conseil de sécurité des Nations-Unies a mis un accent particulier sur l’accord-cadre d’Addis-Abeba. A ce sujet, nous avons besoin de l’appui, de l’accompagnement et du soutien du bureau du représentant du secrétaire général des Nations unies dans les Grands lacs », a-t-il confié.

Au sujet du nouvel envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies dans les Grands lacs, Huang Xia, il est de nationalité chinoise.
Entre 1987 et 1990, il fut attaché au département de traduction et d’interprétation au ministère des affaires étrangères en Chine. De 1990 à 1993, il sera nommé attaché du troisième secrétaire de l’Ambassade de la République populaire de Chine au Gabon. De 1993 à 1996, il est troisième secrétaire et directeur adjoint au département de traduction et d’interprétation au ministère des affaires étrangères en Chine.
Entre 1996 et 1998, il est à l’école nationale d’administration, spécialisation en gestion des administrations.
De 2002 – 2007, il est directeur général adjoint/Conseiller à l’Ambassade de la République populaire de Chine en France avant d’occuper entre 2007 et 2009, le poste d’adjoint au maire dans le gouvernement populaire de Jiamusi, province du Heilongjiang, Chine.
De 2009 – 2012, Xuang Xia est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à l’Ambassade de la République populaire de Chine au Niger. De 2012 à 2015, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à l’ambassade de la République populaire de Chine au Sénégal. De 2015 et 2018, il est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à l’Ambassade de la République populaire de Chine en République du Congo.
Entre 2018 et mars 2019, il est fonctionnaire de haut rang au département des affaires africaines au ministère des Affaires étrangères en Chine. Et depuis Avril 2019, il est nommé Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands lacs.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : Le FPI passe au crible l’impact de ses projets à Butembo
Une délégation du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) séjourne à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, depuis ce lundi 16 mars 2025. Cette mission vise à évaluer les impacts socio-économiques des projets financés par cette institution publique en 2020, afin d’en mesurer les retombées concrètes sur le développement local.
Conduite par Mbuyu Mukalayi Cédric, la délégation a entamé ses activités par une visite de courtoisie à l’autorité urbaine de la ville. Une démarche protocolaire destinée à présenter officiellement les objectifs de la mission et à solliciter l’accompagnement des autorités locales.

Des projets passés à l’épreuve des résultats
À l’issue des civilités présentées à la mairie, représentée par le chef de division urbaine ad intérim, Bwambale Mughanirya Gibert, le chef de mission a expliqué la portée de cette descente sur le terrain.
« Nous sommes venus à Butembo pour présenter nos civilités au maire et surtout pour évaluer les impacts socio-économiques des projets financés par le FPI en 2020. Comme de coutume, lorsque les promoteurs ont apuré leurs dettes vis-à-vis de l’institution, la direction des études procède à une évaluation rétrospective afin d’apprécier les résultats et les retombées de ces investissements », a-t-il déclaré.
15 jours pour analyser les retombées économiques
Selon le responsable de la délégation, cette mission d’évaluation s’étendra sur une période de quinze jours. Les experts du FPI devront examiner, sur le terrain, la performance des projets soutenus par le Fonds, leur impact sur la création d’emplois, l’activité économique locale ainsi que leur contribution au développement industriel.
Ce travail d’analyse permettra également d’identifier les défis rencontrés par les promoteurs et de tirer des enseignements utiles pour les futurs financements.
Le FPI, levier de promotion industrielle
Créé par l’ordonnance n°89-171 du 7 août 1989, le Fonds de promotion de l’industrie a été transformé en établissement public à caractère administratif et financier doté de la personnalité juridique. Il est aujourd’hui régi par la loi n°08/009 du 7 juillet 2008 portant dispositions générales applicables aux établissements publics.
À travers ses financements, le Fonds poursuit plusieurs objectifs majeurs : la promotion et l’intégration de l’industrie locale, la valorisation des ressources nationales, l’encouragement des produits manufacturés, le soutien à la recherche appliquée et le développement des infrastructures économiques.
Autant de leviers qui font du FPI un acteur clé de la transformation industrielle et du développement économique en République démocratique du Congo.
Dalmond Ndungo / Congoprofond.
