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Tribune : Cher Fatshi 13 (Par Elvis M.B.)

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Monsieur le Président de la République,

A l’âge de treize (13) ans, j’ai découvert avec stupeur à travers une discussion entre adolescents de mon quartier qu’il existait des écoles où les bons résultats étaient monnayés. Un sentiment de dégoût m’avait alors envahi de la même façon qu’il y a quelques jours à l’occasion de la tragédie de corruption électorale couvrant la sphère politique congolaise.

En effet, les récentes élections au second degré ont construit un mouvement de déclin et d’éloignement de la liberté institutionnelle avec le triomphe de ce signe avant-coureur de corruption qui atteint son point culminant.

Pour rappel, la notion de la corruption transgresse toujours la frontière du droit et de la morale. Voilà pourquoi la CENCO vous a récemment félicité pour les décisions prises contre les antivaleurs, notamment la corruption.

Vous êtes tenus de vous appuyer sur le cadre juridique existant avec une politique de tolérance zéro pour que les gestionnaires de tous les échelons en comprennent les tenants et les aboutissants.

Ce fléau qui apparaît chaque fois que la frontière entre la logique administrative d’intérêt général et la logique économique privée s’estompe demeure un acte immoral et contraire à la mission des élus politiques.

Comme la rouille, la corruption n’apparaît que sur les mauvais métaux et provoque le tétanos. D’où l’appel à vous pour déboulonner les verrous rouillés.

Comme une religion, la corruption a ses adeptes, produits purs de l’ordre ancien ; et vous ne pouvez les combattre que par une justice équitable avec des sanctions exemplaires.

Comme institution en Rd Congo, la corruption ne peut être vaincue que par quelqu’un d’irréprochable, ou presque. Veuillez y penser ! Soyez un exemple de droiture et d’intégrité afin que la postérité vous désigne « Fatshi le juste ».

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma considération distinguée.

Elvis M.B.

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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil

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L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.

Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.

Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.

Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.

Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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