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Libération provisoire de Jacky Ndala : Guillaume Ngefa clarifie et annonce l’examen d’autres dossiers
Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a réagi ce samedi à la décision du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Kinkole qui a accordé la liberté provisoire à Jacky Ndala, militant et acteur politique bien connu sur la scène congolaise.

Dans son communiqué officiel, le patron de la Justice congolaise s’est félicité de cette décision qu’il qualifie de « conforme aux dispositions légales ». Toutefois, il a tenu à préciser que cette mesure judiciaire ne doit pas être confondue avec une libération conditionnelle, qui relève exclusivement de sa compétence ministérielle.
Une distinction importante

La liberté provisoire est une mesure décidée par le tribunal, permettant à un prévenu d’attendre la suite de la procédure hors de la prison, sous certaines conditions. Elle se distingue de la libération conditionnelle, qui intervient après condamnation et suppose une décision administrative du Ministre de la Justice.
« Il ne s’agit pas d’une libération conditionnelle. Cette prérogative revient uniquement au Ministre de la Justice et sera exercée dans le strict respect de la loi », souligne le communiqué.
Un signal d’apaisement attendu

La libération de Jacky Ndala intervient dans un contexte politique marqué par de vifs débats autour de la détention de plusieurs militants et opposants. Pour de nombreux observateurs, cette décision judiciaire envoie un signal d’apaisement et de respect de l’État de droit.
Le Ministre de la Justice a également annoncé qu’il examinera, dans les prochaines semaines, les dossiers de plusieurs détenus afin de statuer sur l’octroi éventuel de libérations conditionnelles aux prisonniers remplissant les critères légaux.
Parcours de Jacky Ndala

Ancien coordonnateur de la jeunesse d’un mouvement politique d’opposition, « Ensemble pour la République« , Jacky Ndala est une figure engagée dans la défense des droits civiques et des libertés publiques. Sa détention avait suscité de vives réactions au sein de l’opinion, des organisations de la société civile et de la classe politique.
Avec cette liberté provisoire, ses partisans espèrent désormais un retour actif sur la scène politique et citoyenne, même si la procédure judiciaire reste en cours.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
