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RDC : Le DG de l’AAC, Jean Tshuimba Mpunga, relaxé après une brève interpellation-Retour sur les vraies raisons de l’affaire

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Le Directeur général de l’Autorité de l’aviation civile de la RDC (AAC-RDC), Jean Tshuimba Mpunga, a été brièvement interpellé dans la soirée du vendredi 19 septembre sur décision de l’avocat général Munene, avant d’être relaxé. Cette mesure a suscité de vives interrogations dans l’opinion, mais des précisions apportées par un responsable syndical permettent aujourd’hui de mieux comprendre la genèse du dossier.

Selon Nkongolo Le Monde, président de la délégation syndicale de l’AAC-RDC, l’affaire trouve son origine dans un litige interne au sein de la compagnie privée Mwant Jet. Composée de deux associés, dont un majoritaire et un minoritaire, la société traversait des tensions qui avaient conduit à la désignation d’un gestionnaire par le tribunal. Celui-ci poursuivait, avec l’appui de l’AAC, un processus de certification destiné à remettre un aéronef en exploitation.

Dans un premier temps, une mesure de suspension frappant l’appareil avait été levée, ouvrant la voie à la reprise des activités. Mais, après réévaluation, le tribunal a adressé à l’AAC-RDC une nouvelle correspondance, reçue le mercredi 10 septembre à 16h00, demandant de mettre l’avion au sol dans un délai de 72 heures.

Or, explique Nkongolo Le Monde, ce courrier est arrivé à la fermeture des bureaux, alors que le DG Tshuimba devait répondre à d’autres obligations auprès de la hiérarchie. La demande n’a donc pu être validée qu’au lundi suivant, délai qui, en tenant compte du week-end (non ouvré pour le tribunal comme pour l’AAC) respectait toujours les 72 heures imparties. L’appareil a effectivement été immobilisé à Bunia le lundi.

Cependant, cette chronologie n’a pas été perçue comme telle par le tribunal, qui a estimé que le DG de l’AAC n’avait pas obtempéré à temps. Ce malentendu de calendrier a conduit à son interpellation et à son transfert provisoire de son lieu de détention, avant sa relaxation.

Cette affaire met en lumière les complexités administratives et judiciaires auxquelles l’AAC-RDC est parfois confrontée dans l’exercice de ses missions de régulation. Elle révèle également les tensions persistantes entre décisions judiciaires et contraintes opérationnelles dans le secteur aéronautique national.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

 

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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