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Economie

RDC : Glencore veut illégalement mettre terme à ses contrats de sécurisation des installations de KCC

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Annoncé à Kinshasa d’ici le 25 octobre de l’année en cours, sur fond d’une prétendue rencontre avec le chef de l’État Félix Tshisekedi, le numéro 1 de la compagnie Glencore, Kalibas Madhavpeddi, arrive aussi pour mettre un terme, illégalement, aux contrats de sécurisation de ses installations de Kolwezi qui le lient aux sociétés de gardiennage Connexion, Twinte et ElCCI, selon des sources concordantes en faveur de G4S, une firme regroupant des intérêts sud-africains, américains et britanniques.

Ces sources voient la démarche du patron de Glencore tendant à piétiner les lois du pays sur la sous-traitance, car ce domaine est une exclusivité réservée aux nationaux.

« Le Directeur Sécurité de KCC, Barnard Trevor, de nationalité sud-africaine, a fait le déplacement de Lubumbashi le 8 octobre, où il a présidé une réunion avec le patron de la société G4S à l’hôtel Karavia, puis au bureau de G4S de Lubumbashi. Au menu: la conclusion, en coulisses, d’un contrat en faveur de G4S, souligne-t-on. Puis d’ajouter : « À Kolwezi et Lubumbashi, des ONG anticorruption ont décidé de se mêler de ce dossier. Elles envisagent des actions d’envergure pour dénoncer Glencore et G4S. »

Les connaisseurs trouvent que la procédure est mal entamée, en estimant que le directeur de sécurité de KCC ne peut entreprendre pareille initiative auprès des sociétés qui concourent à l’appel d’offre.

CONGOPROFOND.NET

À la Une

Accusations de blanchiment : L’IMF ProcFin sort de son silence et dément fermement

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La société de microfinance « IMF ProcFin S.A. » est finalement sortie de son silence. Lors d’une conférence de presse tenue à son siège, dans la commune de la Gombe, la direction générale a tenu à apporter des clarifications après la diffusion, sur YouTube et les réseaux sociaux, de propos mettant en cause son statut juridique, sa gouvernance et son fonctionnement financier.

Depuis plusieurs jours, des vidéos largement relayées accusent ProcFin d’être une prétendue « société écran », impliquée dans des opérations de blanchiment de capitaux. Certaines publications vont jusqu’à évoquer des transferts supposés de plusieurs milliards de dollars vers l’étranger, ainsi que des liens présumés avec certaines personnalités publiques.

« ProcFin est une institution agréée et supervisée »

Face à ces accusations, la direction de ProcFin oppose un démenti catégorique.

Prenant la parole devant la presse, le Directeur général adjoint, Sylvain Pakasa, a rappelé le cadre légal dans lequel opère l’institution : « ProcFin S.A. est une institution de microfinance de droit congolais, régulièrement agréée et opérant sous la supervision de la Banque Centrale du Congo ».

Un rappel que la direction juge essentiel, au regard des amalgames entretenus dans certaines vidéos diffusées en ligne.

Microfinance, pas banque commerciale

L’un des points centraux de la mise au point porte sur le statut juridique de ProcFin. L’institution insiste sur le fait qu’elle n’est pas une banque commerciale, ce qui limite strictement la nature de ses opérations financières. « Toute opération impliquant des flux financiers internationaux ne peut s’effectuer que par l’intermédiaire de banques commerciales agréées. ProcFin n’effectue aucune opération internationale directe », a précisé la direction.

Un élément qui, selon ProcFin, rend techniquement incompatibles les accusations de transferts massifs de fonds vers l’étranger.

Des chiffres officiels pour étayer la défense

Sur le plan financier, la direction a également rendu publics des chiffres issus de ses rapports réglementaires, transmis à la Banque Centrale du Congo.

Au 30 juin 2025, le total du bilan de l’institution s’élevait à :

– 168.715.325.109 CDF, soit environ 74.984.589 USD.

Un volume d’activité que ProcFin estime sans commune mesure avec des flux financiers de plusieurs milliards de dollars, tels qu’évoqués dans certaines publications en ligne.

Une structure conforme au droit congolais

ProcFin affirme par ailleurs que sa structure actionnariale est claire et régulièrement déclarée auprès des autorités compétentes. « ProcFin n’est ni une institution religieuse, ni une organisation étrangère. Son fonctionnement est strictement institutionnel et professionnel », a insisté la direction.

Une mise en demeure et des poursuites annoncées

Sur le plan juridique, ProcFin indique avoir adressé une mise en demeure à l’auteur des allégations, l’invitant à produire les preuves de ses accusations, conformément au principe juridique selon lequel « c’est à celui qui allègue d’en apporter la preuve ».

L’avocat de l’institution, Me Ngwapitshi Carlos, précise qu’à défaut de réponses probantes, des démarches judiciaires seront engagées dans un délai de 48 heures, afin de préserver les droits et la réputation de la société de microfinance.

Réseaux sociaux et responsabilité de l’information

Cette affaire illustre une nouvelle fois l’impact considérable des réseaux sociaux dans l’espace public congolais, où des accusations peuvent rapidement devenir virales, parfois sans vérification ni recoupement préalable.

Pour sa part, ProcFin appelle à la prudence et mise sur la transparence de ses documents réglementaires pour rassurer ses clients, partenaires et l’opinion publique.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET 

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