Connect with us

Environnement

RDC–France : Vers un partenariat renforcé pour la protection des forêts et la lutte contre le changement climatique

Published

on

L’ambassadeur de France en République démocratique du Congo, Rémi Maréchaux, a rencontré lundi 15 septembre 2025, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, lors d’un entretien consacré à la coopération bilatérale dans le domaine de l’environnement.

Cette première réunion depuis la nomination de la Ministre a été l’occasion pour les deux parties de réaffirmer l’importance du partenariat entre la France et la RDC, particulièrement autour des enjeux liés au changement climatique et à la préservation des forêts.

Parmi les sujets phares abordés figurait la mise en place d’un système de rémunération des services environnementaux, une approche visant à reconnaître financièrement la contribution des forêts congolaises à l’équilibre climatique mondial. « La RDC et ses populations jouent un rôle vital dans la préservation des forêts, un service essentiel pour la planète qui mérite d’être valorisé », a déclaré Remi Maréchaux, rappelant que cette thématique sera au cœur des discussions lors de la COP 30 prévue au Brésil.

Au cours de cette rencontre, l’ambassadeur a également présenté Hervé Conan, nouveau directeur de l’Agence Française de Développement (AFD) en RDC. Celui-ci a exprimé sa volonté de travailler main dans la main avec le gouvernement congolais afin d’élaborer un plan d’action d’urgence lié aux enjeux climatiques, tout en préparant des projets structurants sur le long terme.

« La France et l’AFD placent la protection de la forêt et la lutte contre le changement climatique au cœur de leurs priorités », a affirmé Conan, soulignant la nécessité d’un programme solide en faveur de la forêt congolaise.

À travers cet échange, la France a réaffirmé son engagement à soutenir la RDC dans ses efforts pour un développement durable et responsable, en renforçant le dialogue bilatéral et en mettant en œuvre des projets concrets.

Dorcas Mwavita

À la Une

Peuples autochtones en RDC : Félix Tshisekedi à l’écoute d’une communauté encore marginalisée

Published

on

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a récemment reçu des représentants des peuples autochtones pygmées, accompagnés notamment du professeur Jean-Robert Bwangoy, porteur du projet pilote REDD+ Maï-Ndombe.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État de renforcer la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, longtemps victimes de discrimination et de marginalisation en République démocratique du Congo.

Près de 30 ans après les initiatives de l’ancien président Mobutu Sese Seko visant à valoriser ces communautés, la question de leur intégration socio-économique demeure un défi majeur.

Une discrimination persistante dans la cuvette centrale

Selon le professeur Jean-Robert Bwangoy, la situation des peuples autochtones pygmées reste préoccupante, particulièrement dans les zones forestières de la cuvette centrale, où vivent de nombreuses communautés.

« Il y a eu beaucoup de discriminations dans notre pays. Malgré certains progrès, les peuples autochtones pygmées continuent à être marginalisés, notamment dans les zones de la forêt équatoriale », explique-t-il.

Pour cet universitaire, la discrimination dont sont victimes ces populations est avant tout d’origine économique. D’où la nécessité d’améliorer leurs conditions de vie en leur garantissant l’accès :

– à l’éducation,

– à l’eau potable,

– aux soins de santé,

– et aux opportunités économiques.

Lors de leur rencontre avec le chef de l’État, les représentants autochtones ont plaidé pour une intégration réelle dans le système national, afin que ces communautés puissent bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens congolais.

Une loi pour protéger les peuples autochtones

La rencontre intervient dans un contexte marqué par la promulgation, il y a quelque temps, d’une loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

Le professeur Bwangoy salue cette avancée juridique et rend hommage à tous ceux qui ont contribué à son élaboration.

« Je voudrais remercier le chef de l’État, mais aussi l’ensemble des citoyens congolais qui ont participé à l’élaboration de cette loi. Elle reconnaît enfin les efforts et la dignité de nos compatriotes pygmées », souligne-t-il.

L’éducation comme clé de l’émancipation

Au-delà du plaidoyer politique, le professeur Poingoy mène également des initiatives concrètes sur le terrain, notamment dans le village d’Ikita, dans la province du Maï-Ndombe, où il a contribué à la construction d’une école favorisant la cohabitation et l’apprentissage commun entre enfants bantous et pygmées.

Pour lui, l’éducation demeure la clé de l’émancipation des peuples autochtones.

Il cite notamment l’exemple de Suzanne, une jeune fille pygmée qu’il a prise sous son encadrement afin de lui permettre de poursuivre ses études.

« Lorsqu’elle terminera ses études, elle pourra servir d’exemple à d’autres filles pygmées. Leur destin ne doit pas se limiter à rester au village sans perspective. Elles peuvent aussi s’insérer dans le système national », affirme-t-il.

Forêt, peuples autochtones et crédits carbone

Cette dynamique d’inclusion est également liée à la question de la conservation des forêts et des crédits carbone, un sujet de plus en plus présent dans les débats internationaux sur le climat.

Selon le professeur Bwangoy, les peuples autochtones jouent un rôle essentiel dans la préservation de la forêt équatoriale congolaise, et devraient bénéficier directement des mécanismes économiques liés à la protection de ces écosystèmes.

« Les populations qui vivent dans et autour de la forêt doivent profiter réellement de leurs efforts de conservation », insiste-t-il.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading