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RDC : FFJ présage un quinquennat sombre pour les journalistes sous la présidence de F. Tshisekedi

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Freedom for journalist (FFJ), organisation de défense de la liberté de la presse et du droit à l’information présage un quinquennat bien très sombre pour les journalistes durant le mandat (2019-2023) du président de la République, Félix Tshisekedi, arrivé au pouvoir au terme de l’élection présidentielle de 30 décembre 2018 en République démocratique du Congo (RDC).

FFJ note qu’à ce jour, les journalistes font quotidiennement face à la Police nationale dont certains éléments, au service des particuliers, les répriment, sans ménagement alors qu’ils manifestent pacifiquement leur mécontentement.

Les journalistes de Télé 50, un média proche de l’ancien régime du président Kabila et émettant à Kinshasa, ont été dispersés à balles réelles par la Police qui a interpellé certains d’entre eux alors qu’ils réclamaient le payement des arriérés de salaire d’environs 12 mois.

Mercredi 10 avril 2019, la Police a brutalisé les mêmes journalistes réunis devant les bureaux de l’organe de presse où ils manifestaient pacifiquement au centre-ville de Kinshasa, la capitale en réclamant le départ du directeur général de ce média, Jean-Marie Kasamba qu’ils ont accusé d’organiser son insolvabilité.

Les journalistes ont été brutalisés et embarqués dans la jeep de la police vers l’inspection urbaine de la Police où ils ont été gardés à vue.

Selon des informations rapportées à FFJ, M. Kasamba avait promis de verser des salaires à son personnel au lendemain de la première action de contestation mais il n’a jamais honoré cet engagement. Les journalistes fichés frondeurs auraient vu leurs tranches supprimées de la grille de programme en signe des représailles. Parmi les journalistes interpellés, se trouvait Caddide Kulab, journaliste animatrice d’une tranche sportive, mère des jumeaux nés à peine.

Un autre journaliste, Tharcisse Zongia, directeur de Le Grognon, croupit en prison, poursuivi pour «diffamation» sur la plainte du secrétaire général au ministère des Sports, Barthelemy Okito qui n’a jamais démenti les allégations publiées dans le journal.

«Les politiquement puissants se servent de l’infraction de diffamation pour réduire les médias et ceux qui les animent au silence», écrit FFJ dans son communiqué.

FFJ invite le président de la République à lancer un signal fort en direction de la presse, une profession prise en otage par une législation liberticide qui fait droit aux prédateurs de la chose publique.

«Le président Tshisekedi avait déclaré à Washington qu’il va combattre des pratiques liberticides, nous pensons qu’il a intérêt à le démontrer puisque la loi qui réglemente la presse renferme des stipulations liberticides qui régressent et avilissent l’exercice d’informer. La presse est, et demeure, un chien de garde pour la société, lui priver l’information, c’est isoler la population de la gestion de la chose commune», conclut le communiqué.

CONGOPROFOND.NET


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Le Salon des Médias et du Business ouvert ce jeudi à Kinshasa 

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C’est sur le thème: « Les médias, un atout pour la croissance des entreprises en RDC » que le Salon des Médias et du Business s’est ouvert ce jeudi 26 au 27 janvier 2023 à l’hôtel Fleuve Congo.

Événement incontournable de la scène des médias, le Salon des Médias et du Business est l’unique salon en RDC qui rassemble toute la presse et les opérateurs économiques pour discuter des possibilités d’une relation gagnant-gagnant.

Ce salon est organisé par l’Association des médias en ligne (MILRDC) en collaboration avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), avec l’appui technique d’Internews sur financement de l’Union Européenne dans le cadre du projet Medias Indépendants et Innovants (Medias 2I).

Prennent part à cette rencontre, environ une centaine de journalistes, communicateurs et chefs d’entreprises.

L’objectif visé par les organisateurs est double : « d’abord évaluer les avancées de l’écosystème médiatique et son impact éventuel sur la croissance des entreprises du pays et ensuite initier un espace d’échange sur diverses thématiques en vue d’améliorer la relation entre le secteur privé et les médias », a déclaré Noémie Kilembe, directrice adjointe d’Internews.

Durant les deux jours du Salon, les participants prendront part aux echanges à travers quatre panels. Les deux premiers prévus ce jeudi ont tablé sur « la réglementation de la publicité en RDC et son impact sur les revenus des médias »; et aussi « les médias face aux régies publicitaires et GAFAS ».

Pour ce vendredi, le premier panel traitera de la diversification des services et des offres des médias, alors que le deuxième planchera sur la gouvernance et la gestion des médias en tant qu’entreprise.

Ce Salon, convient-il de rappeler, rentre dans le cadre du projet M2I débuté en janvier 2020 et qui s’achève à la fin du mois de janvier 2023.

Déborah Kabuya/CONGOPROFOND.NET


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