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RDC : face à l’humiliation infligée à Kamerhe, les députés UNC expriment leur grande désolation et exigent sa libération

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Les députés nationaux de l’Union pour la Nation Congolaise ( UNC) expriment leur grande désolation face à l’humiliation que vient de subir leur président national Vital Kamerhe, directeur de cabinet du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. Dans une déclaration faite mercredi 08 avril 2020 dans la soirée, ces élus du peuple exigent sa libération sans condition.

Ils rappellent que Vital Kamerhe se retrouve sous mandat d’arrêt provisoire pour une confrontation qui ne constitue ni une infraction, encore moins une preuve de quelconque de culpabilité. « Rien n’indique que sa fuite n’était à craindre pour justifier son arrestation et sa mise en détention », ont-ils déploré.

Par ailleurs, ces élus membres de l’UNC fustigent le comportement de certains médias qui s’évertuent à véhiculer des fausses informations selon lesquelles Vital Kamerhe serait inculpé pour détournement de deniers publics. « Ceci est totalement faux et constitue une atteinte à la dignité et à sa personnalité », précisent ces élus.

Aux militants et électeurs, ces élus leurs demandent de rester mobilisés et vigilants en attendant les grandes décisions du parti.

L’occasion faisant le larron, ces parlementaires réitèrent leur soutien indéfectible à Vital Kamerhe, président national de l’UNC.

Rappelons-le, le Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete a placé Vital Kamerhe, directeur de cabinet du Chef de l’État sous mandat d’arrêt provisoire à la prison de Makala en attendant la suite de l’instruction du dossier de détournement des fonds alloués au projet des 100 jours du Président de la République. Cette décision a été prise mercredi 08 avril 2020 après son audition par le procureur général.

Le Parquet cherche à obtenir de lui notamment les renseignements sur son rôle dans la passation des marchés, la procédure, le décaissement des fonds affectés aux travaux des logements sociaux et des sauts-de-mouton, des projets principaux dans le programme d’urgence du Chef de l’État lancé le 02 mars 2019.

Bien avant cette décision, les questions relatives au bon fonctionnement de la coalition Cap pour le changement (CACH) ont été examinées au cours de l’audience que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accordée, ce mercredi 08 avril 2020 à la Cité de l’Union africaine, à la délégation de la Direction politique nationale de l’UNC, conduite par son Secrétaire général a.i, Aimé Boji.

Le Chef de la délégation de l’UNC, parti cher à Vital Kamerhe, son président et Directeur de cabinet du Chef de l’État, a déclaré à la presse, au sortir de l’audience, qu’ils ont été reçus par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’autorité morale de le coalition, CACH, afin de parcourir certaines questions liées au bon fonctionnement de leur famille politique. La question de la saga judiciaire de leur autorité morale n’ayant pas été abordée, car le Chef de l’Etat tient au respect strict du principe de séparation des pouvoirs. Pour lui, la justice est indépendante.

Muamba Mulembue Clément/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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