Connect with us

À la Une

RDC-ESU : suspension des activités à l’Université de Kisangani

Published

on

L’association des professeurs de l’Université de Kisangani (UNIKIS) a, après la tenue de son assemblée générale extraordinaire, décidé elle aussi, de suspendre toute activité académique au sein de leur institution. Ladite assemblée a été organisée le mardi dernier, 07 Janvier 2020, dans la cafétéria de la faculté des Sciences.

Il sied de signaler que cette décision a été prise peu après que le ministre national de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Thomas LUHAKA, ait décidé de suspendre les activités académiques et de recherches à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), suite aux manifestations des étudiants, causant ainsi nombreux dégâts matériels et humains.

C’est dans un communiqué signé par son président, le professeur Antoine Ngute Novato, que le corps professoral de l’UNIKIS s’est indigné et a condamné ces actes incorrects de sauvagerie qu’ont causé les étudiants, pour protester contre la majoration des frais académiques.

A cet effet, l’association des professeurs de l’UNIKIS a décidé de suspendre toutes les activités académiques jusqu’à nouvel ordre et de la rupture directe du conseil des partenaires COPA. Elle exige, par ailleurs, du gouvernement congolais un salaire adéquat.

Dans l’attente des solutions pouvant remédier à cette triste situation, les professeurs demandent à ce que le campus, les personnels académiques, ainsi que leurs familles et tous leurs biens bénéficient d’une haute sécurité.

Condamnant cette barbarie dans le chef des étudiants, ils exigent aussi la réparation de tous les dégâts causés par ces derniers, et appellent les autorités à sanctionner les auteurs de ce soulèvement macabre et à convoquer dans l’urgence, les états généraux de l’enseignement supérieur et universitaire.

Régis Ngudie/CONGOPROFOND.NET

À la Une

HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

Published

on

L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading