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RDC : Dieudonné Kasembo Nyembo, nouveau patron de la FEC
C’est la fin du feuilleton Conseil d’État – Fédération des Entreprises du Congo. Unique candidat retenu par le Conseil d’État, Dieudonné Kasembo Nyembo vient d’être élu ce mercredi 23 décembre 2020 Président du Conseil d’administration de la Fédération des Entreprises du Congo ( FEC), mettant ainsi fin au règne de Yuma Mulimbi Albert, gestionnaire de la FEC depuis plus de dix ans.
En effet, rappelons-le, réélu le 26 novembre dernier, Albert Yuma Mulimbi avait vu sa réélection annuler par le Conseil d’État qui était saisi par une requête du nouveau Président Dieudonné Kasembo estimant que l’élection était entachée d’irrégularités.
De l’entourage d’Albert Yuma Mulimbi, a-t-on appris, tout était mis en place pour bloquer la tenue de cette élection, mais malheureusement ça n’a pas marché.
Dans une correspondance adressée au Premier Président du Conseil d’État, rapporte Jeune Afrique, l’administration proche de Yuma Mulimbi a déploré le fait que pareil processus intervienne au moment où elle enregistre des cas positifs de Covid19 dans ses rangs.
Outre l’incompatibilité de la tenue d’une séance électorale avec les normes légales et statutaires pertinentes, la FEC avait relevé que le risque sanitaire requiert obligatoirement la désinfection immédiate de ses locaux et la prise de mesures préventives appropriées.
Dans l’entourage de l’actuel Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, a-t-on appris, l’objectif était de voir une autre personne à la tête de l’organisation patronale au regard de la proximité qu’a Yuma Mulimbi Albert avec Joseph Kabila Kabange, son ex partenaire.
Considéré comme le candidat de Tshisekedi, le nouveau patron de la FEC Dieudonné Kasembo Nyembo estime que ce n’est pas le cas. Se confiant à JA après son élection, il rappelle que ça fait pratiquement 30 ans qu’il est opérateur économique dans ce pays, alors que l’actuel Chef de l’État était arrivé au pouvoir en 2019.
Aux yeux de plusieurs observateurs, cette élection était considérée comme une autre bataille à distance entre l’actuel Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila Kabange. Ils estiment que Tshisekedi Tshilombo Félix Antoine est dans la logique d’isoler un peu plus son ex allié, après la chute du bureau Mabunda qui lui a offert une majorité parlementaire à l’Assemblée nationale. Majorité qui doit être formalisée incessamment par l’informateur et l’élection des membres du bureau définitif de l’Assemblée nationale.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
