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RDC : Célestin Tunda, victime du « stylo rouge » de Félix Tshisekedi promis à Londres
Célestin Tunda Ya Kasende a été reçu ce samedi 11 juillet 2020 à la Primature par le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
À en croire ce cadre du Front Commun pour le Congo( FCC), il était question pour lui de remettre au Chef du gouvernement officiellement sa démission.
« Je suis venu auprès du Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, chef du gouvernement, après que j’ai eu à faire un examen personnel de la situation de l’heure pour lui remettre officiellement ma démission en tant que Vice-premier ministre, ministre de la justice et garde des sceaux et à cette occasion pathétique, j’ai pu présenter au Chef du Gouvernement tous les remerciements à lui même qui m’a encadré au sein du gouvernement et mes remerciements également au Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi pour la confiance qu’il avait placé en moi », a-t-il déclaré au sortir de son entretien avec le professeur Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
À lui d’ajouter : « J’ai pû traduire aussi mes remerciements à toutes les autorités politiques du pays et à ma propre famille politique pour le soutien, l’encouragement, je ne sais si je dois dire que je n’ai pas démérité mais très humblement, je pars du gouvernement avec la conviction que mon action au sein du gouvernement a apporté une pierre à l’édifice de la consolidation de l’État de Droit en RDC ».
L’occasion faisant le larron, l’ancien Garde des sceaux de la République démocratique du Congo a remercié ses collègues avec qu’il a eu à travailler au sein du premier gouvernement post-alternance pacifique et politique.
Depuis l’examen de trois propositions de lois initiées par Minaku-Sakata à l’assemblée nationale, rappelle-t-on, le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi n’était plus d’accord avec la présence de Célestin Tunda au gouvernement pour avoir envoyé à l’assemblée nationale les avis du gouvernement sur ces trois propositions de lois contestées par la majeure partie de la classe politique congolaise sans l’avis du gouvernement.
À deux reprises, a-t-on appris des sources proches du dossier, Célestin Tunda Ya Kasende a été déconnecté lors des réunions du conseil des ministres tenues par vidéoconférence.
Cette démission, notent plusieurs analystes, Célestin TUNDA est la première victime du stylo rouge promis par le cinquième président de la République démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi devant la communauté congolaise vivant à Londres (Grande Bretagne).
A l’heure actuelle, l’intérim au sein de ce ministère combien stratégique sera assumé probablement par son adjoint Maître Bernard Ntakahishe de l’Union pour la démocratie et le progrès social qui, d’ailleurs, avait défendu devant les deux chambres du parlement le projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence pour la sixième fois.
Ce poste étant l’exclusivité du Front commun pour le Congo, des tractations, a-t-on appris, sont déjà en cours pour essayer de combler ce vide que le Front commun pour le Congo ne voudra pas laisser longtemps à son partenaire du Cap pour le changement( CACH). Plusieurs noms sont cités à savoir l’élu de Idiofa Aubin Minaku, le sénateur Évariste Boshab, etc.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Constant Mutamba rattrapé par la justice : L’affaire FRIVAO prend une tournure explosive !
L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, se retrouve une fois de plus au cœur d’une affaire judiciaire aux ramifications inquiétantes. Déjà condamné dans un dossier portant sur 19 millions de dollars américains, son nom refait surface dans un scandale lié à la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Depuis ce mardi 21 avril 2026, les audiences ont officiellement débuté devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, mettant en lumière de nouvelles accusations de détournement de fonds destinés à indemniser des victimes.

Un directeur général au cœur des révélations
Au centre des débats figure Chançard Bolukola, directeur général ad intérim du FRIVAO, nommé à l’époque par Constant Mutamba et présenté comme l’un de ses proches. Lors de sa comparution, il est apparu comme un exécutant des décisions prises au sommet, évoquant implicitement une chaîne de responsabilités remontant jusqu’à l’ancien ministre.
Face aux questions du ministère public, Bolukola a montré des limites troublantes dans la gestion des dossiers qui lui étaient confiés, renforçant les soupçons d’une gouvernance opaque.
Des marchés publics entachés d’irrégularités
L’audience a révélé l’attribution de marchés publics dépassant les 2 millions de dollars à des sociétés sans existence clairement établie. Incapable de fournir des adresses ou même d’identifier les responsables de ces entreprises, le directeur général a suscité l’indignation du tribunal.
Ces contrats ont été conclus sans vérification préalable, sous la bénédiction de l’ancien ministre. Une légèreté administrative qui interroge sur les mécanismes de contrôle et la traçabilité des fonds publics.
Une affaire aux implications politiques et judiciaires lourdes
Selon plusieurs sources, cette affaire pourrait prendre une ampleur encore plus importante, avec des ramifications politiques sensibles. Des soupçons évoquent même l’inscription frauduleuse de personnes, notamment issues d’un parti politique proche de la direction du FRIVAO, parmi les bénéficiaires des indemnisations.
Si ces faits sont avérés, ils pourraient non seulement aggraver la situation judiciaire de Constant Mutamba, mais aussi ébranler davantage la confiance du public dans la gestion des fonds destinés aux victimes.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
