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RDC/Butembo: le chef Baleme du groupe Maï Maï Charles Bokande de Kyanika aux arrêts !

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Plus de 10 miliciens Maï Maï sont arrêtés depuis le week-end dernier à l’auditorat militaire de Butembo. L’auditeur supérieur de la place précise que ces inciviques seraient du groupe de Maï Maï Charles Bokande de Nyamilima et Kyanika.

Ce groupe se rendait dans la région de Beni, à en croire les sources de l’auditorat militaire de Butembo.

D’après une source, ces derniers seraient venus de Kyanika sur la côte ouest du Lac Edouard, en territoire de Lubero. Cette source n’a pas donné des détails sur la circonstance de leur arrêstation, moins encore des armes récupérées auprès de ces assaillants.

Parmi les capturés figure l’un des chefs du mouvement de Charles connu sous le nom de « Baleme » qui était basé à Kyanika.

C’est depuis le 18 octobre dernier que l’opération Sukola 1 avait dénoncé la progression des présumés Maï Maï de Lubero vers le territoire de Beni. Le commandement des Fardc avait dans un communiqué officiel indiqué qu’un mouvement des Maï Maï est signalé dans le territoire de Lubero pour Beni, et que toute progression armée vers Beni sera considérée comme une «provocation».

A titre de rappel, les miliciens Maï Maï du commandant autoproclamé Charles sont actifs sur les eaux du Lac Edouard et dans le Parc National des Virunga depuis plusieurs années. Les forces vives riveraines du Lac Edouard ne cessent de dénoncer à mainte reprise la montée de l’agressivité de ces miliciens, mais l’armée régulière attaque par intermittence ces miliciens qui restent toujours actifs dans cette partie de la province du Nord-Kivu.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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